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Les sphères sécuritaires sont en ébullition au siège de la direction générale de la sécurité nationale à Rabat et dans les différentes préfectures de police dans les provinces sahariennes.
De grands changements y sont en effet attendus au niveau de la hiérarchie ainsi qu’une refonte de la stratégie de protection des citoyens et de maintien de l’ordre suite à des événements aussi inquiétants que tragiques qui viennent de s’y produire avec des bilans très lourds pour le présent et l’avenir.
En effet, les habitants de Laayoune ont découvert qu’ils n’étaient pas à l’abri des méfaits de la grande criminalité avec des affrontements sanglants, en pleine rue et en plein jour, dont ont été victimes les forces de l’ordre qui se sont retrouvées au milieu de deux bandes rivales lourdement armées pour régler leurs comptes au milieu des cris de terreur.
Les deux clans se disputaient les butins et les bénéfices de la drogue dont la commercialisation est en nette augmentation dans les provinces du sud, y compris les drogues dures, un phénomène qui ne facilite guère le travail de la police dont le premier souci a été, jusque-là, la prévention des manifestations et des actes de violence perpétrés par des sympathisants des thèses séparatistes. L’on croyait que la société patriarcale traditionnelle mettait les jeunes à l’abri des fléaux de la drogue et de l’alcool, mais ces événements viennent hélas montrer que les villes du Sahara n’échappent pas à la règle de la déliquescence des valeurs avec l’apparition de la grande criminalité et du grand banditisme inexistants jusqu’il y a peu.
Par Jalil Nouri

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