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Pas un jour ne passe sans qu’il ne soit fait état de l’arrestation et l’emprisonnement d’individus ou de bandes organisées spécialisés au chantage de clichés et vidéos pornographiques, réels ou supposés pour soutirer de l’argent à des victimes.
Dernier en date, un professeur d’Agadir qui avait emmagasiné sur son smartphone pas moins de 900 photos de femmes dont certaines de ses élèves dans une nudité totale et mimant des scènes très osées, toutes soumises à son chantage.
Avant lui, un pilote de la compagnie aérienne nationale avait défrayé la chronique au moment de son procès après la plainte d’une hôtesse pour des motifs identiques. Mais le plus surprenant dans ce phénomène est la ville de Oued-Zem située près de Khouribga qui s’est construit un triste nom en raison des nombreux délits de « Sextorsion » commis par des jeunes déshérités, avides de revenus faciles, qui sont parvenus à se faire passer pour de jeunes filles et par d’habiles montages et de trucage à obtenir d’hommes des pays du Golfe à se déshabiller et à poser nus devant leurs caméras pour les faire chanter par la suite. Désormais, les tribunaux croulent sous de tels dossiers alors que les ambassades de ces pays ne cessent d’alerter sur cette épidémie qui a mis à jour également des réseaux exclusivement féminins dont les bénéfices de ce trafic se comptent par millions de dirhams. Les nouvelles technologies ont suscité bien des talents dans le domaine du mal et du crime organisé.
Par Dalida Mansouri
Actu-maroc.com

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