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Ce qui n’était qu’une situation provisoire se complique et entre dans une phase très longue avant qu’une solution définitive ne soit trouvée au cas des centaines de réfugiés syriens amenés de force aux frontières marocaines en face de Figuig par les autorités algériennes pour embarrasser leurs homologues marocaines. Ceux qui avaient opté pour le pays voisin avec l’espoir d’être accueillis à bras ouverts comme des frères ont du se rendre à l’évidence et se voir parqués comme du bétail et jetés en pleine nature la faim dans le ventre avec une bouteille d’eau pour seule provision.
Ayant pu se construire des abris de fortune pour combattre l’ennui et les mauvaises conditions météo, ces réfugiés se sont trouvés par famille entières, dans l’obligation de détruire ces mêmes abris pour éloigner les serpents rôdant autour des camps et mettant leurs vies en danger. Des vies poursuivies par une sorte de malédiction qui, après des semaines d’attente d’une solution qui ne viendra pas, les autorités marocaines ne voulant pas jouer le jeu imposé de l’Algérie, c’est la communauté internationale, à travers des organisations non gouvernementales, qui a décidé de se pencher sur leur sort avant qu’il ne soit trop tard. Mais à écouter les différents témoignages de ces damnés de la Syrie, n’est-il pas déjà tard?

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