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Le procès dans lequel comparait l’infante Cristina d’Espagne et 17 autres personnes, le premier lié à la corruption impliquant un membre de la famille royale, s’est ouvert lundi à Palma de Majorque, dans l’archipel des Baléares (est). Retour sur une affaire qui continue de défrayer la chronique.

Cristina d’Espagne, soeur du roi sur le banc des accusés: pour la première fois, un membre de la famille royale espagnole comparaît depuis lundi devant la justice dans une vaste affaire de corruption, un procès auquel elle espère encore échapper in extremis.

Au tribunal de Palma de Majorque dans l’archipel des Baléares, Cristina de Bourbon et son mari ont pris place dans une salle dominée par le portrait du frère cadet de l’infante – Felipe VI, chef de l’Etat depuis l’abdication du roi Juan Carlos en 2014.

« Ce procès est plus excitant qu’aucun autre », assurait Jesús López, retraité de 71 ans, ayant obtenu l’une des rares places réservées au public. « C’est une affaire de corruption de plus de toutes celles que nous avons vues » ces dernières années, lâchait de son côté Francisco Solana, chômeur de 45 ans, manifestant à l’extérieur du tribunal pour « que la justice soit la même pour tous ».

La princesse de 50 ans au strict costume noir est la vedette malgré elle du « procès de l’année ».

Aux côtés des 17 autres prévenus, la seconde fille de Juan Carlos et Sofia est soupçonnée d’avoir dissimulé au fisc des revenus issus des détournements de 6 millions d’euros de fonds publics reprochés à son mari, Iñaki Urdangarin, et à un ex-associé de celui-ci.

Le juge d’instruction avait tenté de démontrer que l’infante était partie prenante dans les affaires de son époux. Mais le procureur s’est opposé aux poursuites en ce sens et elle n’est finalement jugée que pour fraude fiscale.

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