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Il est très rare que les médias abordent la question du recours à la sorcellerie chez certains acteurs politiques, pourtant le phénomène existe pour ceux qui y croient dur comme fer, en partant du cas de ce président d’une commune du Moyen Atlas que ses adversaires au sein du conseil accusent, photos et vidéos à l’appui, de placer des talismans dans la salle de réunions pour les amadouer et obtenir leurs votes en faveur de ses décisions. Ce cas n’est pas isolé, puisque jusqu’aux couloirs, les rumeurs bruissent à intervalles réguliers sur le chef d’un parti conservateur qui se serait maintenu aux commandes tout le long de sa carrière à la surprenante longévité grâce aux « gris gris » préparés par un célèbre « Fqih » du Souss.
Dans les états-majors de certaines formations, il n’est pas rares de voir les accusations échangées à ce sujet entre des figures importantes mais qui ne dépassent pas les murs insonorisés des sièges des partis dont les instances dirigeantes préfèrent ignorer le bien-fondé des accusations. Mais, à contrario, ces mêmes formations ont du mal à cacher qu’il est de notoriété publique, que certains de leurs membres, devenus ministres ou patrons de grands établissements publics, ont été surpris par leurs secrétaires, des témoignages anciens dans la presse faisant foi, entrain d’enfumer leurs bureaux avec d’étranges mixtures aux odeurs suspectes, ou encore s’enfermant avec leur sorcier les jours de repos pour se prémunir innocemment du mauvais œil et des mauvais esprits. Parfois, il arrive qu’un membre du cabinet licencié déballe certaines vérités pas bonnes à entendre ni à écrire sur des ministres ambitieux qui font usage de tas de procédés que la morale politique réprouve, pour rester en poste.

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