PARTAGER

Le gouvernement suédois, qui examinait la possibilité de reconnaître l’entité fantoche des mercenaires du Polisario (RASD), a renoncé à cette idée, a affirmé jeudi la télévision publique suédoise ( SVT).

« La Suède ne reconnaîtra pas le Sahara occidental. D’après les informations de SVT, il est prévu que la ministre des Affaires étrangères Margot Wallström rendra publique cette décision sous peu », a écrit la chaîne sur son site internet.

La question était évoqué au sein de la diplomatie suédoise, provoquant une vive réaction du royaume et une mobilisation de sa diplomatie.

Selon SVT, Mme Wallström devrait invoquer les critères géopolitiques et juridiques traditionnels qui guident la reconnaissance d’un État par la Suède.

La chaîne ajoute que le gouvernement a aussi pesé d’autres considérations, comme le fait que « le Maroc est un pays influent dans le monde arabe » et l’envie de « voir une reprise dans les relations économiques et les échanges commerciaux » entre les deux pays.

La gauche au pouvoir avait réussi à faire voter, quand elle était dans l’opposition en décembre 2012, une motion demandant la reconnaissance du Polisario, avec l’apport des voix de l’extrême droite.

Mais depuis la prise de fonctions en octobre 2014 du gouvernement associant sociaux-démocrates et Verts, l’exécutif semblait hésiter à faire de la Suède le premier membre de l’Union européenne à reconnaître cette entité fantoche, soutenue, armée et financée par le régime algérien.

La crispation des relations entre Rabat et Stockholm avait retardé l’ouverture du premier magasin Ikea marocain, en périphérie de Casablanca, initialement prévue en septembre.

Le Maroc propose une large autonomie pour sortir de l’impasse, voulu par Alger qui soutient les mercenaires du Polisario . Cette proposition a été qualifié de « sérieuse » et de crédible » par la communauté internationale.

Commentaires