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Le gouvernement El Othmani pourrait être le premier de l’histoire politique à se saborder en étant à l’origine de la suppression des retraites confortables des ministres qui leur sont versées avec générosité et largesses depuis des dizaines d’années, sur décision du défunt roi Hassan 2.
Dans le détail, il faut savoir que tout ministre qui a été en poste durant un minimum de quatre mois et quelque soit son age, est éligible à une pension de retraite à vie d’un montant de 40 000 dhs dont sa veuve peut bénéficier à sa mort ainsi que ses ayants-droits. Particularité de cet avantage providentiel, les ministres bénéficiaires ne cotisent pas dans le cadre d’une caisse de retraite qui justifierait ce traitement privilégié perçu comme une rente par ces adversaires devenus plus nombreux cette année, surtout parmi les député de la première chambre. Et pour cause!
Un millier d’entre eux se sont retrouvés privés de leur retraite depuis les dernières élections en raison de la faillite de leur caisse pour se retrouver sans revenus, pour la plupart. Une situation d’autant plus inacceptable que eux, contrairement aux ministres ont cotisé des années durant et sans interruption dans un système mal géré et non prévoyant dans l’indifférence des différentes présidences et administrations de la première chambre du parlement. Une situation qui, comparée à celle des ministres, pose de nombreuses questions au gouvernement El Othmani qui serait bien inspiré de trouver les réponses adéquates et corriger l’inégalité de traitement dans ces deux cas de rente institutionnalisée.
Par Jalil Nouri
Actu-maroc.com

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