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Le Roi Mohamed VI a respecté son engagement à sanctionner sévèrement les ministres et les hauts responsables des établissements publics susceptibles d’avoir retarder l’achèvement de grands chantiers dans cette partie du Maroc et d’avoir manqué de rigueur dans leur gestion. Des défaillances et des écarts qui sont à l’origine d’une profonde crise sociale qui a failli ébranler la stabilité du pays.

Le souverain a attendu de recevoir les conclusions finales du rapport d’audit mené par la cour des comptes pour prendre des sanctions consistant en la mise à l’écart de quatre ministres actuels qui se sont rendus coupables de négligences sous le précédent gouvernement dans ce dossier dévastateur à savoir Mohamed Hassad aujourd’hui ministre de l’éducation nationale et en charge de l’intérieur, à l’époque des faits reprochés, Nabil Ben Abdellah ministre de l’habitat et son collègue du même parti, Houssein El Ouardi ministre de la santé et Larbi Bencheikh, secrétaire d’État en charge de la formation professionnelle et qui occupait avant le poste de directeur général de l’OFPPT.

Egalement remercié, le puissant patron de l’office de l’eau et de l’électricité durant des années, Ali El Fassi Fihri qui a également fait les frais de ce train d’évictions alors qu’une liste d’autres hauts responsables est en voie de publication.

Cette série de décisions prise avec fermeté et voulue comme exemplaire puisqu’elle concerne des personnes, jadis plus appréciées par le palais, a aussitôt provoqué  l’effet d’un coup de tonnerre au sein du gouvernement et de toute la classe politique. Les développements importants sont attendus dans les prochaines heures. Nous aurons largement l’occasion d’y revenir.

Il faut juste se rappeler que lors de son denier discours au parlement, le roi avait parlé de seime politique. l’on sait maintenant pourquoi.

 

Par Jalil Nouri

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