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La nouvelle tournée du roi Mohammed VI en Afrique de l’Est marque l’engagement assumé et confirmé du Royaume en faveur d’une coopération renouvelée et cohérente, porteuse de nouvelles opportunités en faveur du co-développement et de la co-émergence du continent, a souligné, vendredi à Bruxelles, M. Youssef Amrani, chargé de mission au Cabinet royal.

Intervenant lors d’un panel sur « la sécurité globale en Afrique et le multilatéralisme » dans le cadre du forum Crans Montana, M. Amrani a affirmé que la tournée royale dans trois pays d’Afrique anglophone «favorise la mise en place d’un réel socle de partenariat Maroc-Afrique qui permettra d’ouvrir des perspectives prometteuses, aussi bien sur le plan politique que sur celui de la coopération technique, cultuelle et du développement humain».

Cette tournée, a-t-il ajouté, «s’inscrit en droite ligne de l’engagement que le Souverain n’a eu de cesse de promouvoir en faveur d’une Afrique maitresse de son destin, capable de se prendre en charge et de promouvoir son développement économique».

M. Amrani a relevé que «l’approche royale inclusive et pro-active, développée par le Souverain depuis Son accession au Trône, en faveur du continent, se fonde sur le développement solidaire, la prospérité partagée et une coopération sud-sud multiforme et assumée, en phase avec les perspectives de croissance prometteuses de l’Afrique et autour de valeurs communes ».

C’est pourquoi, selon lui «l’action diplomatique déployée en direction de l’Afrique veille à mettre en œuvre une stratégie rénovée, orientée vers le co-développement, en se basant sur les trois fondamentaux essentiels et complémentaires que sont : le devoir de solidarité, l’impératif d’une croissance partagée et la promotion de la paix et de la stabilité».

Pour M. Amrani, «il s’agit aujourd’hui de capitaliser sur les acquis de notre partenariat économique avec l’Afrique, de les consolider et de les approfondir pour saisir l’ensemble des opportunités économiques et commerciales offertes à la fois par le Maroc et les pays partenaires africains», notant que «la projection africaine du Royaume, novatrice et intégrée, à la fois respectueuse du patrimoine et de notre héritage africain commun est la mieux appropriée pour saisir les opportunités disponibles, afin de relever les défis multiformes et complexes auxquels fait face notre région».

La coopération avec les pays africains, a-t-il estimé, n’est plus un choix mais plutôt un impératif pour permettre aux pays du sud de répondre aux aspirations de leurs populations pour un développement humain équitable et une croissance économique soutenue.

Et de conclure que «dans un contexte régional en proie à l’instabilité et aux risques de désintégration induits par l’expansion du terrorisme et l’extrémisme violent, seuls les partenariats mutuellement bénéfiques et les stratégies adoptées au niveau sous-régional et régional, dans le cadre d’une dynamique d’intégration régionale solidaire et efficiente, sont à même de garantir la paix, la sécurité et le développement socio-économique dans notre espace commun».

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