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A quatre jours de la visite au Maroc du président français François Hollande, une partie de la presse algérienne proche et au service du pouvoir a déjà commencé à tirer à boulets rouges sur la politique française qu’elle juge très favorable à l’égard de Rabat qui se ferait, selon elle, au détriment de l’Algérie, surtout que cela vient d’un gouvernement socialiste qui toujours d’après elle, devrait naturellement avantager Alger. Ces jérémiades font partie des gesticulations habituelles des autorités algériennes à chaque fois que les liens entre la France et le Maroc retrouvent leur cours normal et à chaque esquisse d’un coup d’accélérateur au niveau de la coopération économique pour laquelle Alger espère bien un gel des investissements français au Maroc. La déception et l’hostilité exprimées par l’Algérie au lendemain de la signature de l’accord pour l’implantation d’une usine de montage automobile de Peugeot-Citroën est encore dans les mémoires et ne risque pas de se dissiper de sitôt.

Le froid qui a soufflé sur les relations entre Paris et Rabat pendant plusieurs mois et qui sera définitivement avec cette visite du président Hollande à Tanger est considéré par Alger comme inamical à son égard, feignant d’oublier que la France est un état souverain.

Par Jalil Nouri

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