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C’est l’air abattu et avec grise mine que le premier ministre français, Manuel Valls a quitté l’Algérie après deux jours d’une visite dont il gardera longtemps encire un souvenir amer après l’échec cuisant des entretiens avec son homologue algérien.
La France qui misait sur la signature de gros contrats avec la présence de pas moins de dix ministres dans sa délégation est rentrée bredouille après que l’accord de signature du projet de construction d’une usine d’automobiles Peugeot-Citroen soit tombé à l’eau en raison des obstacles d’ordre financiers posés par le gouvernement algérien et sa propension à mélanger politique et business.L’ambiance sérieuse pour des discussions constructive n’était pas au rendez-vous en raison de la décision d’Alger de ne pas accorder des visas à certains journalistes français dont les supports avaient été accusés d’avoir porté atteinte a l’honneur du président Bouteflika. Mais c’est surtout l’entêtement des responsables algériens à vouloir influer sur les positions de la France vis à vis du Maroc et la question du Sahara qui aura le plus pesé sur la visite.
Une visite dont les résultats ont fait réagir ironiquement certains comme cette homme d’affaires algérien cité par le journal « Liberté » qui a déclaré qu’au moment où le Maroc signe un contrat d’un milliard d’euros avec « Renault »; l’Algérie signe avec « Lesieur » signe pour une petite unité de fabrication de mayonnaise. Tout est dit et ce n’est pas demain que l’Algérie aura son usine de construction d’automobiles avec un projet en souffrance pendant des années et qui le restera pour des années encore.

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