Laayoune: L’échec lamentable d’un complot fomenté par l’Algérie et le Polisario

Laayoune: L’échec lamentable d’un complot fomenté par l’Algérie et le Polisario

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Les articles bidonnés d’une partie de la presse algérienne toujours prompte à relayer les bilans et compte-rendu mensongers du Polisario peuvent difficilement convaincre de leurs appréciations objectives de la réalité sur le terrain; contrairement à une presse marocaine qui s’est démarquée des discours et des comptes-rendus officiels et qui fournit à l’opinion publique internationale des images et des chiffres actualisés, loin de toute surenchère ou démagogie mais très près des règles déontologiques, avec rigueur et professionnalisme. Cette parenthèse étant fermée après avoir été dictée par la nécessité de répondre par le mépris au prurit et à la morve journalistiques qui se dégagent à chaque occasion du journal algérien Elwatan; nous pouvons à présent nous pencher sur les origines directes de cette soudaine flambée de violence, faire la part des choses avec sérieux et déterminer les responsabilités de chacun dans cette affaire aux prolongements multiples.

Il faut tout d’abord se persuader que ce drame a coïncidé curieusement avec plusieurs événements concomitants : le discours royal à l’occasion de la commémoration de la marche verte, le début aux Etats-Unis, le même jour, des discussions informels entre le Maroc et le Polisario sur le plan d’autonomie des provinces sahariennes, négociations remises sur le tapis quelques jours seulement après la visite dans la région de l’émissaire spécial du secrétaire général de l’ONU, qui a plaidé pour une réactivation urgente et efficiente de ces contacts, du fait justement d’une situation devenue intenable dans cette partie du continent.

Un récent rapport dûment détaillé et documenté par une commission internationale crédible viendra confirmer ces craintes quand aux relations douteuses et aux collusions avérées du mouvement séparatiste sahraoui avec des groupuscules terroristes d’Al-Qaïda déployés aux confins des frontières du sud algérien.

Le Polisario sera désigné du doigt dans cette même conjoncture pour instrumentaliser avec l’apport matériel et logistique de son mentor algérien, des éléments entrainés et armés dans les camps des réfugiés de Tindouf, afin de les mettre au service de cette nébuleuse dont les méthodes désormais connues allient volontiers enlèvements d’étrangers, contrebande, recrutement de mercenaires…
Ce sont précisément ces mêmes éléments de ce modus opérandi que nous allons retrouver dans le magma de ce camp de Gdeim Izizk proche de la paisible ville de Laayoune qui se serait bien passée de ces graves incidents et de cette publicité non méritée.

Toujours à propos de ce camp, une question de taille subsiste : comment les autorités locales ont-elles pu laisser près de 20 000 personnes s’installer pendant près d’un mois dans un no man’s land et s’étonner par la suite de découvrir, que toute une population soucieuse uniquement de ses besoins quotidiens en nourriture, en travail et habitat décent , qu’il s’agissait en fait d’otages aux mains de malfrats et de repris de justice, d’agitateurs, de recrues du Polisario infiltrés pour en découdre avec le Maroc et mettre ainsi à feu et à sang cette ville emblématique des provinces sahariennes qu’est Laayoune.

Le bilan le plus lourd en pertes de vies humaines sera du côté des forces de sécurité, qui se sont battues vaillamment avec des hordes de voyous, sans foi ni loi, sans pitié pour les vieillards, les femmes et enfants qu’ils détenaient comme boucliers humains avant de se redéployer vers d’autres points sensibles de Laayoune profitant sans doute de l’absence des forces de sécurité trop occupées, à 17 kilomètres de là , à mettre fin à cette zone de non-droit que constituait ce camp.

L’autre question que l’on pourrait se poser en toute légitimité est de savoir si les représentants de l’ordre ne seraient pas tout simplement tombés dans un piège conçu à Alger et Tindouf. Seule une enquête approfondie éclaircira toutes ces zones d’ombre. Car, il faut bien se rendre à l’évidence, les édifices et symboles choisis pour cible par les émeutiers qui ont fait trembler la ville de Laayoune pendant plusieurs heures, sont la preuve intangible que ces événements ne peuvent être le seul fait d’adolescents désœuvrés mais bel et bien de personnes téléguidées par des mains occultes sur la base d’un stratagème de guerre urbaine.

Enfin seules certitudes réconfortantes et seules consolations, bien que les bilans de ces événements isolés soient  tragiques, c’est que les forces de l’ordre aient repris le contrôle de la situation malgré leur lourdes pertes, qu’il n’y ait guère eu d’effet de contamination et que la majorité de la population n’ait  pas cédé ni à la panique ni à la terreur.

La région était sous tension depuis plusieurs semaines. Elle ne le sera plus désormais avec la fin prévisible du laxisme mais surtout avec la mise en place d’une nouvelle politique sociale et sécuritaire l’un n’allant pas sans l’autre.

La vigilance restera de mise et même accrue devant les menaces d’un Polisario aux abois qui joue ses dernières cartes en utilisant les procédés déstabilisateurs les plus extrêmes,  inspirés des méthodes des services algériens, méthodes éculées qui ne leur ont pas servi à éradiquer eux-mêmes le terrorisme qui continue à sévir sur le territoire algérien. C’est à cause justement de cette impuissance que le gouvernement algérien tente de faire diversion en utilisant le Polisario qui lui-même tient en otage les réfugiés des camps de Tindouf qu’il souhaitait dupliquer près de Laayoune.

La manœuvre a lamentablement échoué bien que le bilan reste à prendre au sérieux à l’avenir.

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