L’actrice congolaise Dorylia Calmel se dit très ravie d’avoir participé au Festival...

L’actrice congolaise Dorylia Calmel se dit très ravie d’avoir participé au Festival international du film des femmes de Salé

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-Propos recueillies par Roukane El Ghissassi -.

Le long-métrage allemand « L’étrangère » de la réalisatrice Feo Aladag a remporté, samedi soir, le grand prix de ce festival dont le cinéma africain est l’invité d’honneur avec la projection de 12 films représentant l’Afrique subsaharienne (Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Sénégal, Tchad, Togo et RD Congo).

« Je suis très contente d’avoir participé à ce Festival parce que les films qui y sont projetés traitent de thématiques intimes relatives aux femmes, soulevées par des femmes réalisatrices de longs métrages », a affirmé, samedi matin, Dorylia dans une déclaration à la MAP, en marge d’un débat sur son film.

S’agissant de la qualité des films programmés en compétition, la comédienne d’origine congolaise les a qualifiés de « perles ».

Dorylia, qui n’est pas à son premier film mais a déjà interprété des rôles en 2008 dans « Le Coash » d’Olivier Doran, en 2005 dans « Le Mulâtre » de Kili-Kili et en 2004 dans « Les saignantes » de J. P. Bekolo, a précisé que « L’Etrangère » est le premier film où elle travaille avec une femme réalisatrice.

« Le jury de cette 5ème édition a dû avoir vraiment du mal à se décider »,-a-t-elle estimé.

Samedi, a-t-elle rappelé : « j’ai regardé un film égyptien intitulé « SIX, SEPT, HUIT  » de Mohamed Diab, projeté dans le cadre du festival, et je peux vous assurer qu’il n’a rien à envier aux films américains parce que le combat des femmes en Egypte, leurs problèmes intimes..etc y sont très bien racontés et filmés. Pour preuve, le public a bien réagi à tous ses paramètres ».

Dorylia s’est félicitée, en outre, « des productions et des post-productions qui se font au Maroc et pour le reste de l’Afrique » et, de l’existence d’un cursus autour du cinéma qui « n’existe nulle part ailleurs en Afrique, sauf peut- être, en Afrique du sud où la situation du cinéma se présente différemment », a-t-elle affirmé.

La comédienne congolaise se dit également ravie de voir émerger des érudits du cinéma en Afrique, et très rassurée de voir le nombre de cinéastes africains augmenter.

« Ont droit désormais au chapitre également les jeunes qui se disent: moi aussi, je peux commencer à raconter des histoires et moi aussi j’ai une histoire à dire et qui vaut son poids autant que n’importe quel autre film qui toucherait le public », a renchéri Dorylia.

Revenant sur le film burkinabé « L’Etrangère » où elle a joué et tourné à Bobo-Dioulasso (2ème ville du Burkina Faso), et présenté dans différents festivals, Dorylia tient à fait savoir que la thématique l’a happée: « Ce film se penche, somme toute, sur la question identitaire et la manière de grandir et de comment on devient femme aussi « .

Grosso modo, ce film raconte l’histoire d’une jeune femme métisse (Amy) vivant en région parisienne qui, après la mort de son père, retourne en Afrique pour chercher sa mère biologique dont elle a été séparée à l’âge de 8 ans et dont elle n’a plus aucune trace.

Lors de ce périple éprouvant, elle va rencontrer quelqu’un qui n’est pas sa mère mais sa tante, « en quelque sorte sa maman ».

« Ce film remet justement en cause tous ces statuts de maman, femme…etc qui sont différents en Afrique, surtout en Afrique noire, où la maman est celle évidemment qui donne la vie, mais c’est aussi celle qui aime et qui transmet les bases et les choses de la vie », a-t-elle tenu à préciser.

Et pour être encore plus claire, Dorylia explique que « la question que soulève ce film a trait à la question du lien, du lien à la vie ».

C’est « l’histoire de cette jeune femme qui va chercher et essayer de combler les trous qu’elle a dans sa propre histoire pour se refaire un lien, parce que vivant en France, ayant ses origines et cette peau noireŒ etc « , a raconté Dorylia, la voix qui résonne, avec une certaine gravité.

« Dès lors s’est imposé à Amy, cette urgence, cette nécessité de compléter son identité à l’aube de sa vie de femme », s’est arrêtée de raconter l’actrice, le ton là plus rasséréné.

 

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