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Le dernier conseil de gouvernement, le premier à se tenir après les congés des ministres, a été marqué par l’adoption d’un plan concocté par le ministère de tutelle qui fait suite aux critiques du roi Mohammed VI exprimées lors du dernier discours du trône concernant la lenteur et l’inefficacité des services offerts aux contribuables. Un simple écran de fumée ou un baroud d’honneur pour un gouvernement critiqué de toutes parts, il est trop tôt pour se prononcer. Mais une seule certitude en tout cas, le nouveau ministre en charge de la réforme de l’administration a la ferme intention de marquer son premier passage en tant que responsable gouvernemental et mener sa petite révolution pour que les mentalités changent et que le rapprochement s’opère enfin entre l’administration et ceux qu’elle est censée servir. Dans le plan en 15 points qu’il a concocté en un temps croire ce qui entoure sa réalisation d’un pessimisme légitime, la partie la plus saillante est celle consacrée à l’accueil et l’orientation des administrés. Une enveloppe conséquente leur sera consacrée pour améliorer la première et la dernière image que se font les citoyens d’une administration quand ils s’y rendent. Sauf que ceux qui  assurent ce service lient son amélioration à une augmentation de salaires, c’est ce que l’on appelle une quadrature du cercle.

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