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L’on aura rarement vue la société aussi divisée sur les réseaux sociaux qu’en ce moment avec l’affaire de l’exclusion d’une élève en année du bac de son lycée de la localité de Ouislane dans la région de Meknes dont la population regrette ce qu’elle considère comme une mauvaise publicité pour ses filles. Il s’agit au départ d’une affaire presque banale d’un baiser échangé dans une salle de classe entre une fille et un garçon de sa classe, à l’heure de la récréation. Les deux tourtereaux doivent passer leur bac sciences cette année, mais ils ne sont plus assurés de le faire.
Suite à un conseil de discipline, la fille a été exclue de l’établissement sans aucune chance de poursuivre sa scolarité dans un lycée proche et le garçon, très éprouvé par l’affaire, vit mal cette situation qui lui fait craindre des représailles de la part des proches de son amie. Une amie qui a été enfoncée par ses camarades de classe qui  l’ont toutes accusée de « légèreté », accusation qui est à l’origine de son renvoi définitif et sans doute la fin de sa scolarité, au grand désarroi de ses parents qui n’ont cessé de vanter son sérieux et sa droiture.
Depuis que cette affaire alimente les commentaires sur les réseaux sociaux, la société marocaine a trouvé matière à débattre entre accusateurs et défenseurs des deux jeunes amoureux et à travers ce débat de manière plus générale, entre conservateurs et partisans d’une dépénalisation des relations hors mariage. C’est à qui criera le plus fort au milieu d’une marée d’arguments. Cette affaire est en train de faire couler autant d’encre que celle des lycéens de Nador.
Par Jalil NOURI

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