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Alors que son état de santé s’est aggravé avec des risques de
complications cardiaques et de son diabète, le cas du militant
associatif marocain Mâati Mounjib en grève de la faim depuis une
dizaine de jours, met les autorités marocaines dans l’embarras depuis
que de nombreuses ONG internationales et des médias étrangers se sont
intéressés à son sort mais pas seulement car son épouse, de
nationalité française a alerté le président François Hollande lui
demandant d’intervenir auprès de Rabat pour sauver son mari d’une mort
certaine, d’autant plus que son dossier peut trouver des solutions
rapides sans concessions de la part de la justice.

L’homme a entamé sa grève de la faim pour s’élever comme il le dit contre
une injustice après qu’il ait été empêché de quitter le territoire suite
à des poursuites judiciaires actuellement en cours concernant de supposées
malversations dans les comptes d’un centre de recherches fondé et dirigé par
ses soins, ce qu’il rejette catégoriquement. Il estime par contre que l’ordre
de na pas quitter le territoire vient du ministre de l’intérieur comme une
sanction pour ses dénonciations de la violation des droits de l’homme dans
le royaume et ses prises de position sur diverses questions qui ne cessent
d’irriter les autorités avec des menaces répétées. Or ces mêmes autorités
craignent par dessous tout qu’une fois autorisé à se rendre à l’étranger,
Mâati Mounjib ne se lance dans une campagne anti-marocaine au moment où un
autre marocain, qui vient de déchirer son passeport sur une chaîne de
télévision française se promet de nuire à l’image du pays pour les mêmes
raisons, les violations répétées des droits de l’homme dans le royaume
contrairement aux engagements pris au niveau des organisations
internationales.

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