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Choses promise , chose due! Les bobines du dernier film du réalisateur marocain, Noureddine Lakhmari, sont prêtes pour une sortie officielle dans les prochaines semaines. Lakhmari, ne cache pas, par avance, que le public appréciera cette troisième partie de sa trilogie sur la ville de Casablanca qui a débuté voilà 10 ans avec « Casanegra ».
Le cinéaste a montré tout l’envoutement qu’exerce sur lui la ville blanche avec tant de mois à la filmer en long et en large, de jour comme de nuit et toute saison, avec des personnages sortis de nulle part et des scénarios tissés de drames humains.
Après cette plongée interminable dont Lakhmari croyait ne plus sortir, il peut désormais envisager de passer à autre chose pour écumer son talent.
Le dernier opus ne diffère pas des précédents avec une intrigue devinée bien à l’avance tellement il y reprend les mêmes thèmes éculés de l’errance et la solitude, celui de l’inextricable dans des personnages complexes aux personnalités sinueuses et abruptes, parfois violentes, comme l’exige le quotidien incertain dans la jungle d’une ville ogresse dont les destins ne sortent pas indemnes. Onirique à souhait, le style Lakhmari se confirme encore une fois. Aucune déception à envisager sur le côté technique de ‘Burn Out » pour lequel le réalisateur a pris tout son temps et mis tous les moyens. La sortie est imminente et le public jugera sur pièce. Bien dommage que le film n’ait pas eu la chance d’être retenu pour les oscars du film étranger, le choix très controversé s’étant porté sur celui de Nabyl Ayouch, « Razzia »

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