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De mémoire d’algérien, jamais le pays n’a été aussi proche d’un embrasement à cause des épreuves du baccalauréat que cette année 2016 en raison des fuites organisées sciemment pour semer le désordre et faire sortir les élèves dans la rue.
Ces fuites généreusement distillées sur les réseaux sociaux plusieurs jours à l’avance ont pris de court le ministère algérien de l’éducation nationale qui n’a pas jugé bon de changer les sujets, objet des fuites, laissant le doute et le chaos s’installer.
Les esprits ont commencé par s’échauffer au sein des élèves et de leurs parents quand la ministre de tutelle, Nouria Benghabrit, a refusé de répondre à leur demande d’annulation des épreuves en affirmant que seuls le premier ministre ou le président de la république peuvent prendre cette décision, un argument qui a rajouté à la colère non contenue des algériens à travers tout le pays et des enseignants qui estiment à leur tour que l’examen du bac n’a pas lieu d’être cette année dans de telles circonstances.
Pour l’heure, les épreuves se poursuivent difficilement, les élèves étant obligés de faire contre mauvaise fortune bon cœur, mais tout peut basculer à n’importe quel moment et mettre tout le pays sens dessus dessous.

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