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L’Algérie durcit sa politique envers les migrants subsahariens, écrit le quotidien français Le Monde dans son numéro daté de jeudi, notant que les travailleurs d’Afrique de l’Ouest sont la cible d’opérations de police et d’expulsions.

La publication rapporte que la gendarmerie a procédé, fin septembre, à une série d’arrestations de migrants subsahariens, précisant qu’emmenés dans le camp de colonie de vacances de Zéralda, en banlieue ouest d’Alger, les migrants sont alors réunis avec plusieurs centaines d’autres et rassemblés dans des bus, direction le sud.

Détenus plusieurs jours dans des préfabriqués dans la ville de Tamanrasset, à 2.000 km d’Alger, ils sont emmenés de l’autre côté de la frontière, ajoute le quotidien.

Le journal rappelle en outre que cet été, plusieurs déclarations de responsables politiques sur ces migrants ont créé l’émoi, précisant que début juillet, l’actuel Premier ministre – qui n’avait pas encore été nommé à ce poste – Ahmed Ouyahia avait déclaré que les migrants étaient « une source de criminalité, de drogue et de plusieurs autres fléaux ».

Puis, le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, estimait que les migrants subsahariens constituaient « une menace pour la sécurité » du pays, poursuit Le Monde, soulignant que le 24 septembre dernier, les autorités de la région de Mostaganem (nord-ouest) ont annoncé que, « suite à une instruction ministérielle », les entreprises de transport, taxis et minibus avaient interdiction de transporter des personnes en situation irrégulière.

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