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Sans tambours ni trompettes, l’Algérie des seuls officiels, puisque le peuple n’est pas concerné, a fêté ce jeudi, les 80 ans du président invisible, Abdelaziz Bouteflika, en se posant la question lancinante de l’avenir proche et lointain du pays. Un pays toujours livré aux incertitudes alors que les élections législatives pointent à l’horizon et alors que le clan présidentiel prépare le maintien de Bouteflika dans sa fonction en le présentant, sur sa chaise roulante, à la prochaine d’élection présidentielle.
Les ambassades occidentales à Alger ne savent plus à quel saint se vouer devant une telle situation que peu de pays ont connu. Les périls de toutes sortes menacent ce pays, en effet, et nul ne peut prédire de quoi demain sera fait, en cas de distribution brutale du président-fantôme ni même en cas de prolongation sans fin de cette situation intenable.
La conjugaison des crises sociales et économique et la banqueroute annoncée de l’état algérien ne concourent pas non plus à donner une visibilité sur le court terme et tout porte à croire, selon les observateurs les plus optimistes, que le pire est à craindre. Un scénario-catastrophe que le clan du président refuse d’envisager, car seule compte pour lui, la santé du malade.

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