PARTAGER

C’est un constat sans appel que vient de faire le premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, devant le conseil économique et social de son pays tout en profitant de l’occasion pour lancer un cri de détresse sur la situation économique et financière qui a atteint des chiffres catastrophiques en raison de la chute continue des rix du pétrole depuis plusieurs mois. Pour la seule année en cours, le premier ministre a évalué les pertes à pas moins de 35 milliards de dollars resserrant encore plus le goulot d’étranglement du robinet des réserves en devises, un matelas autrefois confortable pour l’économie de ce pays.

Tardivement; le chef du gouvernement algérien préconise sans trop y croire une rationalisation des dépenses publiques alors que l’état a déjà mis en application un plan d’austérité dont une des principales mesures concerne le gel des projets d’infrastructure déjà entamés ainsi que des restrictions au niveau des dépenses dans les secteurs sociaux qui sont venues rendre le quotidien des algériens encore plus invivable. Passant d’un discours apaisant au début de la crise , le gouvernement algérien s’est résigné ces derniers temps à parler le langage de la vérité aux citoyens leur demandant de se préparer à vivre, en raison de cette crise de recettes pétrolières, une longue période de sacrifices et de privations en tous genres.

En attendant et pour colmater les brèches, le pays a enfin décidé d’ouvrir le marché des capitaux. Sans beaucoup d’espoir.

Commentaires