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Il faut préciser d’emblée que ce qui vient de se passer avec un membre du gouvernement algérien est un palier qui n’avait jamais été franchi, par le passé, dans la longue histoire tumultueuse des agressions verbales qui font office de relations diplomatiques avec le voisin marocain. Pour rappel, le chef de la diplomatie algérienne, Abdelkader Messahel, un fervent adepte de la politique de la fuite en avant, a voulu cacher les problèmes de son pays et ses échecs successifs pour percer en Afrique, en accusant les banques marocaines implantées en Afrique et la compagnie aérienne marocaine, RAM, de mener des activités criminelles sur le continent et fructifier l’argent du haschich après l’avoir blanchi à travers cette présence.
Du reste, dans deux communiqués distincts du groupement bancaire professionnel et de la compagnie aérienne, les entités visées ont fermement réagi à ces élucubrations tout juste après la convocation du chargé d’affaires algérien à Rabat et le rappel, pour consultations, de l’ambassadeur du Maroc à Alger. Ces accusations gravissimes qui ont choqué dans plusieurs capitales africaines et occidentales marquent une rupture avec les campagnes hostiles menées , des années durant, contre le royaume par le gouvernement algérien et ses relais, pour atteindre aujourd’hui un point de non-retour. Dès lors, il n’y a plus de limites ni de décence dans cette hargne et Alger doit assumer pleinement les propos scandaleux et inadmissibles du chef de sa diplomatie.

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