L’ALGÉRIE SÈME L’AMBIGUÏTÉ ET RÉCOLTE LA TEMPÊTE

L’ALGÉRIE SÈME L’AMBIGUÏTÉ ET RÉCOLTE LA TEMPÊTE

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Le premier reproche qui est fait à Alger, est d’avoir mené cette affaire de bout en bout sans avoir consulté ni même avisé les capitales dont les ressortissants étaient aux mains des terroristes, à l’exception de la France qui a estimé, vu qu’il n’y avait pas de français en danger, que l’Algérie avait bien fait de donner l’assaut au risque de mettre des vies humaines en danger. Cette dernière a même poussé son entêtement au point de refuser d’informer plusieurs pays sur le déroulement des opérations ou sur les bilans au moment où les rumeurs les plus invraisemblables surgissaient de partout. Plus encore, l’Algérie qui a toujours estimé qu’elle était en mesure d’endiguer à elle seule le péril terroriste islamique dans la région, a encore fait la démonstration de sa suffisance et prouvé que c’est un pays qui fait peu de cas des vies humaines. Elle l’a montré du reste quand ses diplomates au Mali ont été enlevés par les mêmes groupes terroristes islamistes s’activant au Sahel ou encore lors de l’enlèvement d’européens dans les camps de Tindouf mis à la disposition des séparatistes du Polisario. Du reste, il sera difficile pour les autorités algériennes d’expliquer leur passivité devant ces enlèvements à ce jour non élucidés et les complicités entre le Polisario et les terroristes. Il est devenu certain que ces camps de Tindouf servent de caches pour les terroristes qui y centralisent une partie de leurs différents trafics, il fallait donc s’attendre à ce que ces groupuscules terroristes se retournent contre leur protecteur comme il viennent de le faire. La mansuétude algérienne à l’égard de ces derniers s’est également démontrée par l’attitude mitigée d’Alger devant la décision d’une intervention militaire internationale au nord Mali. Elle ne s’y est résolu que tardivement pour permettre aux avions français de survoler son territoire, ce qui lui a coûté semble-t-il  la prise d’otages de la raffinerie suite à des négligences dans le contrôle de ses frontières sud, ce qui a permis aux terroristes lourdement armés de les traverser sans encombres, alors qu’elles étaient censés être fermées.

L’Algérie aura donc bien du mal à expliquer aux pays dont des ressortissants ont perdu la vie au cours de cette prise d’otages comment des mesures de sécurité élémentaires en période de guerre dans cette région n’ont pas été prises par un pays dont les autorités ont vite fait de se déclarer en mesure de répondre à toute menace terroriste. Ce drame vient mettre fin à ces certitudes démesurées et ouvrent la voie à une nouvelle page sanglante entre les radicaux islamistes d’origine algérienne et les autorités de leur pays qui ont toujours observé une attitude ambiguë à l’égard de ces groupes qu’elles ont laissé parfois faire en fermant les yeux sur certaines de leurs activités criminelles.

JALIL NOURI pour Actu-maroc.com

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