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Le ministre allemand de l’intérieur est en visite de travail au Maroc en ce début de semaine, première étape de sa tournée en Algérie et en Tunisie, dans l’objectif non dissimulé d’accélérer le processus de rapatriement des milliers de demandeurs d’asile qui s’étaient dissimulés parmi les réfugies syriens, irakiens et afghans au plus fort de l’arrivée massive enregistrée en Europe dans des proportions jamais enregistrées par le passé.

Le Maroc, qui s’est montré coopératif après l’entretien téléphonique de la chancelière Angela Merkel avec le roi Mohammed VI pour recevoir ses candidats peu chanceux à l’exil ne sait que faire de ce cadeau empoisonné et face à une situation dans laquelle il n’est pour rien, mais l’Allemagne s’est montré convaincante en ne lui laissant guère le choix dans cette affaire embarrassante qui traîne en longueur. Elle a tout d’abord brandi la carotte de la carotte financière en promettant un dédommagement pour chaque exilé afin de faciliter sa réinsertion.

En cas de refus par le royaume, Berlin a sorti la menace du bâton en promettant des sanctions comme la fin des aides inscrites dans le cadre de la coopération bilatérale, un argument également très convaincant qui a poussé le Maroc à accepter le deal allemand sans rechigner..

Personne ne sait ce qu’il adviendra de ces milliers de personnes poussés au retour forcé dans leur pays après avoir essayé pour le quitter et ne plus y revenir. L’Allemagne ne veut rien savoir sur leur sort futur.

Par Jalil Nouri

Actu-maroc.com

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