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Croyant bénéficier d’un statut d’intouchable parmi les marocains tous égaux devant la justice, l’ancien ministre socialiste de l’alternance, Khalid Alioua qui a des démêlés sérieux au niveau judiciaire, n’hésite pas à provoquer le tribunal en charge de le juger pour dilapidation d’agent public, malversations financières et autres délits dont il s’est rendu coupable du temps où il régnait en maître sur la banque du CIH, le Crédit Immobilier et Hôtelier relevant du secteur public. Emprisonné en attendant son procès qui a été jeté aux oubliettes, l’homme avait, à la faveur d’une intervention royale, obtenu l’autorisation de quitter sa cellule pour assister aux funérailles de sa mère. Depuis, l’homme, un ancien du parti de l’USFP, n’est plus retourné en prison ce qui laisse croire que tout est entrepris pour que son affaire soit classée sans suite, ce qui constituerait un fâcheux précédent pour la crédibilité de la justice marocaine, déjà bien écornée au niveau de sa réputation à l’étranger.
Mais l’énorme surprise et le peu de cas qu’il fait de sa situation sont intervenus quand l’homme s’est présenté au ministère de la communication pour assister à une réunion, comme si de rien était, portant sur le marché obtenu par son bureau d’études, ce qui a crée un grand embarras au sein de ce département dirigé par un ministre islamiste dont le parti a fait de la transparence et la bonne gouvernance son cheval de bataille. Défiant ainsi la justice et l’administration, l’ancien ministre tient à montrer que son apparition en public vise à montrer qu’il a un statut particulier : celui d’un privilégié au-dessus des lois.

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