L’ancien président du Nigéria s’est rendu en Côte d’Ivoire

L’ancien président du Nigéria s’est rendu en Côte d’Ivoire

317
0
PARTAGER

La situation s’est aggravée après que plusieurs autres leaders de pays de l’Afrique de l’Ouest n’eurent pas réussi à convaincre le président sortant de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, de céder le pouvoir au gagnant de l’élection présidentielle Alassane Ouattara.

Un journaliste de l’Associated Press a indiqué avoir vu M. Obasanjo, entouré de ses gardes du corps, descendre dans un luxueux hôtel d’Abidjan. L’ancien leader nigérian a refusé de donner davantage de détails sur le programme de sa visite.

L’envoyé spécial de l’ONU en Côte d’Ivoire, Choi Young-jin, a mentionné que M. Obasanjo s’était déplacé pour «discuter de la crise post-électorale».

Alassane Ouattara a été reconnu comme vainqueur de la présidentielle ivoirienne par la communauté internationale mais depuis plus d’un mois, M. Gbagbo refuse de reconnaître sa défaite électorale et de céder le pouvoir.

Une délégation de présidents de trois pays de l’Afrique de l’Ouest s’est rendue en Côte d’Ivoire à deux reprises pour tenter de persuader Laurent Gbagbo de céder sa place à M. Ouattara. Le président sortant a refusé et s’accroche au pouvoir, alors que les groupes de défense des droits humains accusent ses forces de sécurité d’avoir enlevé et tué des rivaux politiques.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, composée de quinze pays, a menacé de recourir à la force militaire pour forcer M. Gbagbo à quitter son poste. Le soutien dont bénéficierait une telle opération n’est pas certain. Le président du Ghana a déclaré, vendredi, que son pays ne serait pas apte à envoyer des soldats.

L’ancien président du Nigéria avait quitté le pouvoir en 2007, en raison de la limite de mandats successifs qui l’empêchait de se présenter à nouveau. Le transfert du pouvoir d’un membre de la communauté civile à un autre était alors une première pour le pays depuis l’obtention de son indépendance du Royaume-Uni, obtenue en 1960.

 

Commentaires