Lang hausse le ton contre la «rumeur insistante»

Lang hausse le ton contre la «rumeur insistante»

353
0
PARTAGER

Jack Lang réagissait aux propos d’Yves Bertrand, l’ancien chef des RG, qui avait lâché son nom en évoquant la rumeur de Marrakech. «J’en ai rendu compte à deux amis politiques de Lang», avait glissé Bertrand sur Europe 1, la veille, tout en précisant qu’il n’avait aucune preuve pour étayer ses dires. Lionel Jospin et Daniel Vaillant, le premier ministre et le ministre de l’Intérieur de l’époque, ont été informés de cette «rumeur insistante», selon Bertrand. Une affirmation immédiatement démentie par les deux intéressés.

Jack Lang était à Séoul à l’invitation du président sud-coréen pour participer à la cérémonie du retour au pays des archives royales coréennes dérobées par la marine de Napoléon III, il y a 145 ans. Un retour rendu possible grâce à un prêt renouvelable décidé par Nicolas Sarkozy, le 12 novembre 2010, à la suite d’un actif lobbying de l’ancien ministre socialiste auprès de l’Élysée.

«Personnages douteux»

«Je suis fier de mon pays, ces archives font partie de la mémoire de la Corée», s’est exclamé Lang, radieux, après avoir été personnellement remercié par le président Lee Myung-bak. Mais deux minutes plus tard, il voit rouge en découvrant les propos d’Yves Bertrand. «Ce monsieur est un inventeur d’histoires à dormir debout.» Et de dénoncer une campagne de calomnie à son encontre. «La liberté d’expression, oui, la liberté de calomnier, non !» L’ancien ministre socialiste qui avait jusqu’ici balayé d’un revers de main les remous déclenchés par Luc Ferry, évoquant une affaire «tristement banale», a haussé le ton à Séoul. Et fustigé des «personnages douteux qui se plaisent dans la fange et dans la boue».

À quelques mètres de là, sur le dallage du palais, Vincent Berger tend l’oreille. Le président de l’université Paris-VII, dont le département d’études coréennes est en pointe, est également invité à Séoul. Il a maille à partir avec Luc Ferry, puisque c’est lui qui a accusé l’ancien ministre d’avoir touché un salaire d’enseignant sans dispenser de cours. Excédé par la polémique sur le remboursement par Matignon de ses salaires à l’université de Paris-VII, le ministre de l’Éducation de Jean-Pierre Raffarin a annoncé dimanche soir sur France Info qu’il allait poursuivre en diffamation tous ceux qui prétendent qu’il occupe un «emploi fictif» au Conseil d’analyse de la société.

 

lefigao.fr_________________

Faites vos achats en quelques clics sur www.economat.ma , le 1er supermarché en ligne à Rabat

 

 

www.actu-maroc.com

actumaroc@yahoo.fr

 

Commentaires