L’année 2011 se présente « sous de bons auspices » avec un taux de...

L’année 2011 se présente « sous de bons auspices » avec un taux de croissance prévu de 4,6 PC (Lahlimi)

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Cette prévision a pris en considération nombres de données internes et l’évolution de l’environnement internationale, a-t-il expliqué citant à ce propos les dispositions de la loi de finances 2011 notamment la hausse de l’investissement des administrations publiques de 21,4%, les dépenses de subvention des prix à la consommation prévues à 17 milliards de dirhams, la hausse de la masse salariale des administrations de près de 7% et les mesures fiscales mises en Âœuvre en faveur des petites entreprises (TPE), devraient contribuer à la consolidation la demande intérieure.

Dans le même ordre, il a fait référence à une production céréalière devant se situer aux alentours de 70 Millions de quintaux durant la campagne agricole 2010-2011 du fait du volume pluviométrique enregistré jusqu’au fin janvier et de sa répartition dans le temps et dans l’espace.

Concernant les données étrangères, M. Lahlimi a indiqué que cette prévision a été basée sur nombre d’hypothèses comme la reprise économique mondiale amorcée en 2010 (+ 5,5 PC) et qui doit se consolider en 2011 (+4,4) et qui devra se traduire par une demande externe en hausse de 6 PC , un cours moyen du baril du pétrole de 90 dollars US environ et une hausse des prix des matières premières non énergétiques de 11 PC environ.

Avec un scénario de production céréalière d’environ 90 Millions de quintaux durant la campagne agricole 2010/2011, la croissance de l’économie nationale devrait gagner un demi-point pour se situer à environ 5,1%, a-t-il fait savoir.

Pour le premier scénario, qui prévoit une croissance de 4,6% la demande finale intérieure devrait contribuer pour 4,6 points à cette croissance au lieu de 1,4 point seulement en 2010. La demande extérieure, qui a contribué positivement à la croissance du PIB en 2010 par 1,9 point, devrait enregistrer une contribution presque nulle en 2011.

De son côté, l’inflation, exprimée par l’indice du prix implicite du PIB, ne dépasserait pas 2,5% en 2011 au lieu de 0,8% en 2010, et ce malgré l’accentuation du renchérissement des cours de pétrole et des produits de base au niveau du marché international.

Les dépenses de compensation retenues pour 2011 et la gestion de la politique monétaire devraient soutenir en grande partie les prix à la consommation sur le marché domestique.

Au plan des équilibres macroéconomiques, le déficit budgétaire passerait de 4,2% du PIB en 2010 à 3,6% en 2011, alors que le déficit des finances extérieures qui a enregistré un net allègement en 2010 pour s’établir à 2,7% du PIB au lieu de 5% du PIB en 2009, devrait connaître à nouveau une augmentation pour atteindre 3,6% du PIB en 2011.

Ce besoin de financement exprime l’écart entre le taux d’épargne nationale qui serait de 32% du PIB et le taux d’investissement qui se maintiendrait à un niveau élevé de 35,6% du PIB.

Au cours des mois prochains, l’ensemble des chiffres publiés dans ce budget économique prévisionnel seront révisés pour tenir compte d’éventuelles mesures que prendraient le gouvernement pour faire face à la hausse certaine des prix de pétrole et des produits alimentaires de base à des niveaux supérieurs à ceux retenus dans la loi de finances 2011, a indiqué M. Lahlimi.

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