L’après Aid El Adha : l’heure des comptes.

L’après Aid El Adha : l’heure des comptes.

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Pour le reste, ces phénomènes récurrents chaque année à pareille date ils semblent bien installés dans notre vécu et rien ne semble venir à bout tellement ils sont intiment liés à cette célébration. Prenons pour premier exemple: l’impuissance des organismes de contrôle étant avérée depuis des lustres, c’est avec une sacrée dose et de fatalisme que le consommateur marocain connu pour sa docilité ou mieux encore sa passivité avale les couleuvres des augmentations du prix des denrées sans parler de celui du mouton, qui dans un climat irrationnel atteint des sommets aussi fantaisistes les uns que les autres.

Plus grave encore, cette malédiction dont les conséquences se font ressentir tout le reste de l’année avec des taux de remboursement aussi bien injustes que faramineux : il s’agit, on l’aura deviné, des sociétés de crédit à la consommation qui appliquent des conditions à leur guise, sans réaction de la part de Bank El Maghrib qui laisse jouer les règles du marché. Grâce à des campagnes de communication rondement menées et chèrement payées, ses sociétés confirment bien leur réputation de prédateurs, jouant sur la naïveté ou le manque de connaissances de la part de ceux qui viennent taper à leurs portes, usant de plusieurs subterfuges comme celui qui consiste à proposer des formules de crédit gratuit. Or, il en est rien puisque, à y regarder de plus près, c’est que ce crédit dit « gratuit » exige du consommateur qu’il s’acquitte de frais de dossier et d’assurance pour son remboursement en cas de défaillance, et là l’organisme de crédit ne le précise pas au préalable. Celà s’appelle publicité mensongère, tromperie sur le service proposé…

Le mouton acheté à crédit restera au travers de cela gorge de celui qui sera saigné à blanc pendant des mois et des mois.

Seule consolation cette année, le nombre des accidents de la route qui a beaucoup baissé en raison de l’application draconienne du code de la route. Pour le reste, les trains surabondées de l’ONCF accusent toujours les mêmes retards, les gares routières ont connu les mêmes scènes de pagaille et d’arnaques en tous genres, les médecins n’ont pas chômé contrairement à leurs concitoyens qui se sont accordés un joli pont pour ne pas se soustraire à une habitude et une réputation bien établies.

Jalil Nouri

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