L’APRES-REFERENDUM SUR LA CONSTITUTION

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En effet et avec cette nouvelle loi fondamentale, le roi  Mohammed VI propose une vision et un chantier d’avenir que les capitales internationales n’ont cessé de souligner depuis leur annonce dans les discours désormais considérés comme historiques du 9 Mars et du 17 Juin derniers. La feuille de route qui en découlé ouvre la voie à des changements majeurs à tous les niveaux qui désignent d’ores et déjà le royaume comme le modèle le plus novateur et le plus engagé en matière de réformes constitutionnelles et institutionnelles. Cette feuille de route doit être donc mise en route au lendemain même de son adoption par le peuple, non dans la précipitation, mais plutôt avec intelligence, patience et clairvoyance pour assurer à cet édifice de solides fondations à même de transformer l’essai, le plus important du genre depuis l’indépendance du pays.

 

Ce travail de fond passera tout d’abord par le volet législatif, terrain de balisage des changements futurs qui vont amener le parlement à redoubler d’efforts afin de dessiner les contours et les prolongements de son action qui se voit renforcée et élargie avec la nouvelle constitution. Sur fond de préparatifs pour la réforme du code électoral durant cet été même, il semble que l’on s’achemine vers une législature rallongée renvoyant à plus tard la perspective de la tenue d’élections législatives dont l’anticipation avait été envisagée. Au chapitre des priorités, figure également le projet de régionalisation avancée dont les textes sont fin prêts et qui devrait donner plus de visibilité quant à la future et nouvelle configuration de la chambre des conseillers dont le mode de fonctionnement devrait parallèlement être revu.

Le parlement restera donc au cœur des changements nombreux qui doivent s’opérer maintenant que la balle est dans son camp, revigoré qu’il sera par la carte blanche qu’il se voit attribué avec des attributions et une marge de manœuvre considérables à condition que ses membres actuels soient en mesure de tenir ce pari. Car là est toute la question et là se pose l’incontournable question du renouvellement des élites politiques, seule garante de l’opérabilité du processus et de la dynamique nés de la nouvelle constitution. Ces nouvelles élites doivent émerger le plus rapidement possible pour accompagner ces changements majeurs et afin de redonner à la pratique politique toutes ses règles de noblesse et son efficacité au parlement. Les partis devraient tous à présent et logiquement tenir des congrès extraordinaires afin de se mettre à la tâche avec de nouvelles prédispositions et surtout des hommes nouveaux qui peuvent incarner et traduire ce changement.

La nouvelle constitution, au-delà des transformations de fond qu’elle induit par ses textes ambitieux devrait également permettre au pays de jouir d’un environnement politique plus ouvert sur la société, une société en pleine ébullition, avide d’une représentativité légitime, inventive et sérieuse. Dans le cas contraire, cette nouvelle constitution restera un espoir étouffé dans l’œuf et le passage à la modernité, la vraie démocratie et le progrès social  restera un vain mot.

Jalil Nouri pour actu-maroc.com __________________________

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