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Saudi women sit in a stadium for the first time to attend an event in the capital Riyadh on September 23, 2017 commemorating the anniversary of the founding of the kingdom. The presence of women at the King Fahd stadium marks a departure from previous celebrations in the Gulf kingdom where they are effectively barred from sports arenas by strict rules on public segregation of the sexes. / AFP PHOTO / Fayez Nureldine
A touches successives, l’Arabie Saoudite, est en train de mener une révolution interne historique, depuis l’arrivée du nouveau prince héritier, Mohammed Ben Salmane, qui veut faire de son pays, autrefois très conservateur, une terre d’un islam modéré et tolérant, ouvert sur le monde.
Bien que considéré comme étant à l’origine de la crise diplomatique qui sévit actuellement dans la région du Golfe avec la mise à l’écart du Qatar, le nouvel homme fort de ce pays aura surpris les observateurs en introduisant des réformes d’importance majeure au niveau économique mais également au niveau de la société, mais sera resté effacé sur la scène diplomatique internationale, un domaine réservé à son père. C’est incontestablement sur le tableau des droits des femmes qu’il a préféré focaliser, afin de marquer les esprits à l’étranger de la meilleure manière.
Les saoudiennes sont désormais promises à l’accession à un statut dont elles n’ont jamais bénéficié au niveau de leurs droits, comme la possibilité de conduire, de fréquenter des lieux réservés habituellement aux hommes comme les stades ainsi que d’exercer des professions qui leur étaient interdites. D’autres réformes encore plus courageuses sont attendues dans un proche avenir en matière de parité hommes-femmes au sein d’une société qui ne sera plus figée, promet le prince héritier Mohammed Ben Salmane.
Intelligent et moderniste, il mène sa révolution tranquille sans regarder en arrière, mais avec un dosage et un échéancier prudents.
Non l’Arabie Saoudite, ne sera plus comme avant et ne l’est déjà plus.
Par Jalil Nouri

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