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L’armée du Nigeria a annoncé, dimanche soir, avoir libéré 178 otages de Boko Haram dont 101 enfants et avoir capturé un commandant du groupe islamiste au cours d’une opération militaire.

Dimanche dans la journée, l’armée nigériane a aussi déclaré avoir mené des frappes aériennes sur le village de Bita, non loin de la forêt de Sambisa, où Boko Haram s’apprêtait à lancer une offensive. « De nombreux » islamistes ont été tués, a précisé l’armée, sans plus de détails.

« L’armée nigériane a mené une offensive vers Aulari, sur l’axe menant à Bama », à 70 km au sud de Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno et la plus grande ville du Nord-Est, a déclaré Tukur Gusau, un porte-parole de l’armée, dans un communiqué.

« Durant cette opération, 178 personnes retenues en otage par les terroristes ont été sauvées dont 101 enfants, 67 femmes et 10 hommes (…) De plus un commandant des terroristes de Boko Haram a été capturé vivant », a-t-il ajouté.

Plus de 15.000 morts depuis 2009

L’armée nigériane a déjà annoncé avoir libéré des centaines de femmes et d’enfants retenus captifs par Boko Haram, ces derniers mois, notamment dans la forêt de Sambisa, un des repaires historiques du groupe islamiste désormais affilié à Daesh.

L’insurrection de Boko Haram et sa répression par les forces de l’ordre nigérianes ont fait plus de 15.000 morts depuis 2009.

Une nouvelle vague de violences frappe le nord-est du Nigeria depuis l’investiture, le 29 mai, du président Muhammadu Buhari, qui a érigé en priorité la lutte contre les islamistes. En deux mois, plus de 800 personnes y ont été tuées.

Cette vague s’est étendue au Tchad et au Cameroun voisins, touchés à leur tour, ces dernières semaines, par des attentats-suicide meurtriers inédits sur leur sol.

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