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Egyptians walk past bodies following a gun and bombing attack at the Rawda mosque, roughly 40 kilometres west of the North Sinai capital of El-Arish, on November 24, 2017. A bomb explosion ripped through the mosque before gunmen opened fire on the worshippers gathered for weekly Friday prayers, officials said. / AFP PHOTO / STRINGER

Un bilan ahurissant et sans commune mesure avec les attentats qui frappent l’Egypte très fréquemment, malgré le serrage de vis par le pou oir militaire du maréchal Abdelfatah El Sissi. Le pays des pharaons est en deuil national de trois jours depuis ce samedi suite à un attentat dans une mosquée de la région du Nord-Sinai qui a fait 235 morts et plus de 150 blessés, soit le bilan le plus grave jamais enregistré en Égypte.

Cette mosquée, fréquentée majoritairement par des soufis, a été prise d’assaut au moment de la prière du vendredi, hier, par une dizaine d’hommes qui ont fait exploser des grenades avant de de se mettre à tirer à l’aveuglette sur tous les fidèles qui tentaient de fuir les déflagrations à l’extérieur et à l’intérieur de l’édifice religieux. Cette région du Sinai située à 30 kms à l’Est du Caire est connue pour abriter une multitude de groupes terroristes aux idéologies différentes dont les combattants de Daech qu n’ont pas encore revendiqué cet attentat horrible. Mais il est de notoriété publique que les combattants de l’État Islamique sont des ennemis jurés des musulmans soufis qu’ils considèrent comme des hérétiques et des illuminés.

Aussitôt après cet attentat, une très vaste opération de chasse à l’homme a été engagée à large échelle, mais sans résultat pour l’instant.

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