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Rien ne pourra arrêter la rumeur tellement elle enfle dangereusement ces deux derniers jours. Il aura suffi que plusieurs médias se relaient pour annoncer comme mesure-phare du gouvernement El Othmani, l’augmentation inévitable du prix du gaz butane, pour que cette information non vérifiée prenne une ampleur considérable et ait un effet dévastateur et néfaste sur les couches les plus modestes de la population, comme si cette augmentation était applicable dans les prochains jours. Certains seront même allés jusqu’à mettre le peu aux poudres en parlant d’une augmentation vertigineuse de 300% par rapport au prix actuel.

L’arrêt de la compensation des prix du gaz, de la farine et du sucre, subventionnés par l’état, n’a pourtant pas été évoquée dans la présentation du programme gouvernemental devant le parlement ce mercredi et tout ce qui est dit actuellement n’est que pure spéculation bien que le projet soit dans l’air.

Le ministère chargé des affaires économiques s’est empressé d’éteindre le feu ou du moins d’essayer, en précisant dans un communiqué, qu’aucune décision n’avait été prise mais que le projet est à l’étude sur la base de plusieurs scénarios avec le souci majeur de préserver les moyens de subsistance des catégories les moins défavorisées.

La rumeur reste pour l’instant têtue et les citoyens les plus démunis ont déjà intégré dans leur esprit la conviction que le nouveau gouvernement signera l’ère de la fin des cadeaux de l’état.

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