L’avenir du Maroc tributaire de l’engagement de ses élites

L’avenir du Maroc tributaire de l’engagement de ses élites

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Vue sous cet angle, la régionalisation avancée est une alternative qui vient, à la fois, couronner un processus déjà enclenché de développement vertical et horizontal, et servir de plateforme, éprouvée dans bien des pays développés, assurant la durabilité de l’élan émancipateur, libérateur des énergies créatrices. Sa mise en place, devant immanquablement provoquer un tournant historique dans la vie politique et sociale du pays, est une affaire de la plus haute importance d’autant que les enjeux pour l’avenir du Maroc se déclinent « en termes d’unité, de démocratie et de développement. »

Le souci prédominant est, dès lors, de ne rien négliger ou laisser au hasard dans la conception d’une régionalisation qui réponde aux impératifs déclinés. Et encore, cette conception générale n’est que le « point de départ d’un processus long et ardu » pour asseoir les bases  d’un mode de gouvernance dont il est tout simplement attendu qu’il soit le meilleur aux yeux de tous les Marocains.

A cet effet, S.M. le Roi, dans le discours  prononcé à l’occasion du 57ème anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple, a énuméré les niveaux d’action à entreprendre. Parmi ces axes, il en est un qui interpelle directement les partis  nationaux sérieux.

Ces derniers,  dans leurs quête  d’accompagner les  efforts visant l’élaboration  de la « conception générale  d’un modèle maroco-marocain de régionalisation, qui soit original et  qui procède  des réalités  de notre pays et de ses spécificités », ont, grâce à la précision apportée  par le Souverain, une mission  bien déterminée :« Une contribution active à la préparation et l’encadrement d’élites aptes à assurer  la bonne gestion des affaires régionales ».

S’il est un fait que le pays regorge de potentialités dans tous les  domaines, il est bien regrettable qu’une bonne partie  de ces potentialités n’adhère point à l’action politique et est négligée par  les partis politiques. Ceux-ci sont d’ailleurs en manque de structures d’accueil motivantes. L’on constate, en effet, que rares sont les partis qui s’ouvrent aux élites  par le truchement de dénominateur commun, tel que professionnel par exemple, pour rallier ingénieurs, avocats, médecins…par des structures parallèles qui mènent au sein des instances dirigeantes même du parti.

Ainsi, outre l’extension de la politisation de la frange instruite de la société, ce qui est bien en soi, cela permet de dégager des profils pointus, qui seraient  restés méconnus, n’était-ce le cadre professionnel politisé qui en favorise l’émergence.

En définitive, autant les partis politiques seront bien avisés de « recruter » dans leurs rangs les potentialités aptes à tenir les rênes des affaires publiques, autant celles-ci devront cultiver en elles-mêmes et nourrir le sens du patriotisme en cherchant à s’impliquer davantage dans la gestion de la chose politique et publique de leur pays.

Mohammed SEDRATI

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