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Que le chef du gouvernement désigné quitte le pays toutes affaires cessantes pour aller assister au Qatar à un congrès international sur les technologies de l’information et laisser les négociations au point mort pour résoudre la grise gouvernementale, voilà qui nous rappelle qu’il avait déclaré récemment que quelque chose ne tournait pas rond dans le pays. Un pays qui ne tourne pas rond mais qui continue plus sérieusement et durablement à marcher au pas de tortue.
Après cinq longs mois de négociations infructueuses, dont il vrai, Abdelilah Benkirane n’assume pas à lui seul toute la responsabilité, le royaume se trouve plongé dans un attentisme dont la facture n’a pas été évaluée mais qui sera lourde en tout état de cause. Si rien ne permet de dire à l’heure actuelle quand une solution sera trouvée à cette crise sans précédent, il n’est pas certain que l’activité de l’état reprendra un semblant de normalisation pour sauver les entreprises privées, liées à des ministères par des contrats, de l’asphyxie qui les a mises à l’arrêt faute d’interlocuteur et faute de signature par le ministère des finances pour le déblocage des fonds qui les poussent à s’endetter sans fin et courir le risque de faillite.
Si les pluies récentes sont un bon signe pour une saison agricole, il n’en est pas de même pour d’autres secteurs qui pâtissent lourdement de cette baisse de régime infligée par les politiques à des marocains déboussolés.
Par Jalil Nouri

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