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Il y a les affaires sérieuses aux lourdes conséquences et les anecdotes auxquelles il est difficile d’échapper dès lors que l’on aborde la délicate la délicate question née ce début de semaine d’une crise diplomatique sans précédent dont la cible est l’état du Qatar.

Les Émirats Arabes-Unis qui ont été les premiers pays à rejoindre l’Arabie Saoudite dans un front destiné à lui faire payer ses relations avec l’Iran et son soutien au terrorisme, selon eux, les Émirats donc, qui ont décidé, ce n’est pas une plaisanterie, de poursuivre et punir tout citoyen qui oserait prononcer le terme « Qatar ». Pour leur part et c’est moins risible, deux grands clubs de football égyptiens annoncent eux, ne plus vouloir accorder les droits de retransmission de leurs matchs à la chaîne sportive qatarie, « Bein Sports » pour être en conformité avec la position officielle de leur pays, qui a été l’un des premiers à annoncer la rupture des relations diplomatiques avec le riche émirat gazier sous prétexte qu’il héberge ses opposants mes plus extrémistes parmi les « Frères Musulmans ». Pour le reste et sur un plan plus grave de cette vague de boycott, Qatar a beaucoup de soucis à se faire au niveau financier, avec les risques pesant sur ses avoirs financiers colossaux à travers le monde et la présence de sa banque nationale « QNB » comme c’est le cas en Afrique, où des pays qui ont suivi l’ordre de rupture avec Doha, ont décidé la fermeture des agences implantées chez eux. Pour l’instant, ce petit pays vascille depuis lundi mais ne tombe pas. Au Maroc l’attente est de mise en attendant les ordres d’en haut.

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