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Le Bureau de l’APF salue les initiatives engagées par le Maroc dans la lutte contre le terrorisme

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La délégation marocaine a attiré l’attention du Bureau sur le terrorisme incarné par Al-Qaeda au Maghreb islamique (AQMI) dans la zone sahélo-saharienne où foisonnent des interconnexions entre trafics de tout genre, a-t-elle dit dans une déclaration à la MAP.

Elle a tenu à rappeler qu’il convient d’être extrêmement vigilant et attentif vis-à-vis de cette organisation terroriste dans cette région, « quartier général de l’AQMI », une « poudrière où se mélange terrorisme, drogue, trafic d’armes et d’êtres humains », a dit Mme Layadi, qui a représenté M. Abdelwahed Radi, président de la chambre des représentants, aux travaux de cette réunion, tenue lundi et mardi à l’Assemblée nationale du Québec.

Et d’ajouter que le Bureau, qui a pris position sur les situations politiques dans l’espace francophone suscitant des inquiétudes au sein du monde parlementaire, a émis le souhait que ces actions soient les plus coordonnées possibles.

Condamnant fermement les enlèvements et les exécutions d’otages commis au Niger par Al-Qaeda au Maghreb islamique (AQMI) en septembre 2010 et en janvier 2011 et rappelant la résolution adoptée sur le terrorisme dans la zone sahélo-saharienne lors de la XXXVIe Session de Dakar, le Bureau a réitéré sa vive préoccupation devant les actes de terrorisme qui compromettent la stabilité et le développement des pays de la zone sahélo-saharienne.

Il a aussi appelé la communauté internationale à « poursuivre et à maintenir son assistance dans le domaine de la sécurité transfrontalière et de la lutte contre le terrorisme », a ajouté la députée, qui préside une délégation parlementaire aux réunions de la Commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles (CECAC) de l’APF et à la Conférence interparlementaire sur la diversité des expressions culturelles (CIDEC) qui a ouvert ses travaux mercredi, à Québec.

Lors de cette rencontre présidée par M. Yvon Vallières, président de l’Assemblée nationale du Québec et président de l’APF, le Bureau a appelé les forces politiques et les responsables de la société civile en Tunisie à s’engager dans une « transition pacifique, demandant au gouvernement de transition de prendre en compte » les aspirations du peuple tunisien en rapport avec le respect des valeurs démocratiques en garantissant la paix sociale, la liberté de presse et de rassemblement.

Il a aussi exhorté à tenir « le plus rapidement possible » des élections présidentielle et législatives afin de donner la parole au peuple tunisien.

Concernant la situation en Egypte, le Bureau de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie a condamné fermement l’usage de la force contre les manifestants, demandant aux autorités égyptiennes de répondre rapidement à la demande de changement exprimée par le peuple en engageant des réformes majeures et en respectant les droits fondamentaux des Egyptiens, notamment le droit de se réunir pacifiquement et le droit à la liberté d’expression et de communication.

Il a également insisté sur la nécessité de protéger le patrimoine culturel et historique de l’Egypte.
Le Bureau de l’APF salue les initiatives engagées.

La diversité culturelle au Maroc, les arts plastiques et le patrimoine matériel et immatériel ont été aussi mis en lumière par la délégation marocaine, a ajouté Mme Layadi, soulignant que « la diversité culturelle au Maroc émane de la géographie même du pays ».

« Au carrefour de l’Afrique et du monde arabo-musulman, le Maroc a subi les influences du Nord, du Sud et de l’Orient et a su les synthétiser en une rare palette culturelle », a tenu à expliquer Mme Layadi, lors de cette réunion réservée exclusivement aux membres du Bureau de l’APF.

« La langue ou du moins le dialecte marocain en est le premier témoin mêlant l’arabe ramené dans les bagages des conquérants musulmans du 6è siècle, au tamazight parlé dans l’ensemble du Maghreb, aux dialectes africains venus dans les sillages des caravanes remontant de Tombouctou et d’encore plus profond en Afrique », poursuit la députée.

« A cela, a-t-elle dit, sont venus se greffer l’espagnol, le portugais et le français apportés par les occupations successives ».

Et d’affirmer qu’aujourd’hui, la musique, les arts plastiques, le théâtre et le patrimoine immatériel portent l’empreinte de ces « fructueux métissages », soulignant que « la tradition judéo-andalouse reste vivace dans la musique et l’identité arabo-musulmane ».

« Si les langues amazigh n’accèdent pas encore au statut de langue nationale revendiquée par certains activistes, l’amazigh est aujourd’hui enseignée à l’école et une station de télévision émet quasi-exclusivement dans cette langue », a-t-elle dit, rappelant qu’un Institut de la culture amazigh a été mis sur pied il y a une dizaine d’années.

Pour Mme Layadi, « ce rapide tour d’horizon ne saurait être complet sans parler de la culture Hassanie commune au sud du Maroc et à la Mauritanie ».

« Cette langue des poètes ajoute une nuance supplémentaire à cette vaste palette et jouit également d’un intérêt particulier », a expliqué Mme Layadi aux participants à la réunion, rappelant qu’une chaine de télévision assure la diffusion de cette culture depuis quelques années déjà.

La députée a conclu en citant aussi le moussem ou festival culturel et touristique de Tan-Tan, patrimoine immatériel de l’humanité.

La prochaine réunion du Bureau aura lieu à Kinshasa le 4 juillet 2011, rappelle-t-on.

La délégation marocaine, présidée par Mme Layadi, députée du Parti Authenticité et Modernité (PAM), est composée de Mme Bouthayna Iraqui Houssaïni (RNI) et MM. Driss Sqalli Adoui (PJD), Rachid Ben Driouach (MP) et Hassan El Amri (USFP).

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