LE CAUCHEMAR DES EMPLOYÉS DES TROIS AGENCES DE DÉVELOPPEMENT AU MAROC

LE CAUCHEMAR DES EMPLOYÉS DES TROIS AGENCES DE DÉVELOPPEMENT AU MAROC

350
0
PARTAGER

 

En ouvrant le dossier de leurs réalisations, le premier ministre Abdelilah Benkirane, s’est étonné que leurs administrations se trouvent à des centaines voir des milliers de kilomètres de ces régions dont elles réalisent certains projets et font la promotion, estimant plus logique qu’elles soient sur place. Sans attendre donc, il leur intime l’ordre de transférer leurs sièges dans les chefs-lieux des régions concernées à savoir respectivement, Tanger, Oujda et Layoune.

Pour se faire, il leur fixe comme dernier délai début septembre, pour achever leur déménagement et démarrer leurs activités sur place dans de nouveaux sièges dans ces villes. L’annonce de ce transfert fait l’effet d’une douche glaciale chez les employés des trois agences et leurs familles et pour cause.Les pétitions commencent à circuler, la presse alertée, les réseaux au parlement activés pour faire revenir le chef du gouvernement sur sa décision, en mettant en avant l’argument défendable selon lequel la présence de ces agences à Rabat ne se justifie qu’en raison de leur proximité avec les ministères et administrations avec lesquels elles assurent le lancement et le suivi des projets qu’elles mènent, de même que celle avec la représentation de l’Union Européenne qui finance des projets dans les régions du Nord et l’Oriental.

Le premier ministre reste sourd à toutes les tentatives de le faire revenir sur sa décision et insensible aux conséquences dramatiques pour les familles qui seront séparées. Idem pour l’inscription des enfants dans d’autres établissements scolaires qui n’auront pas la même qualité que ceux de la capitale, les employés dont l’époux ou l’épouse ne pourront pas les suivre pour raisons professionnelles, sans parler des coûts faramineux induits par ces transferts et le doublement des factures de loyer et des dépenses quotidiennes. Un vrai dilemme pour ce personnel en activité depuis vingt ans pour certains et qui ne savent plus à quel saint se vouer pour se sortir de ce calvaire inattendu.En attendant le problème reste entier et sans solutions, la faute en incombant selon le premier ministre, aux gouvernements précédents, qui auraient du veiller à ce que ces agences aient leur siège dans leurs régions respectives.

Jalil Nouri

Actu-maroc.com ________________________________________________________

Commentaires