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Un exemple parmi tant d’autres dans l’agenda du ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, pour se convaincre que l’homme doit se démultiplier pour accomplir sa mission dans les règles. En l’espace de 24 heures, ce diplomate chevronné spécalisé dans les négociations avec les organisations internationales, a du se rendre dans trois capitales pour des motifs différents.
A Addis Abeba en Éthiopie pour installer la délégation marocaine au siège de l’Union Africaine, puis à Paris pour assister au déjeuner d’adieu offert par le président Hollande au roi Mohammed VI, puis cap vers Madrid pour préparer la visite du roi Félipe au Maroc et traiter des dossiers en suspens.
Pour les cadres de son département, sa tâche est devenue insurmontable depuis que le roi a boosté la diplomatie avec de nombreuses échéances internationales et les nombreux dossiers qui s’amoncellent sur son bureau depuis sa nomination et bien avant quand il assurait la fonction de ministre délégué aux côtés de Salaheddine Mezouar dans le précédent gouvernement.
L’idéal aurait été qu’il soit soulagé de certains dossiers avec la nomination d’autres ministres délégués, alors qu’une seule se charge de l’épauler, Mounia Boucetta, en charge de la coopération internationale.
Il faudra un remaniement, probablement dans une année, pour voir cette erreur réparée, entre-temps , Nasser Bourita continuera à sillonner la planète, probablement beaucoup plus que son prédécesseur.
Par Jalil Nouri

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