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Rarement dans l’histoire du cinéma et de l’audiovisuel marocain, un membre de la profession aura décidé de se faire « hara-kiri » en optant pour une démarche suicidaire pour régler de vieux comptes qui mêlent intérêts personnels et préoccupation réelle d’ouvrir un vrai débat sur l’état et l’avenir de ce secteur dont le manque de visibilité s’est aggravé.
Le réalisateur Driss Chouika, très peu connu du grand public, a commencé par tirer à boulets rouges sur le festival de cinéma de Marrakech pendant sa dernière édition en révélant don budget, les sommes dépensées dans les salaires mirobolants des équipes françaises en déplorant le fait que cet événement était devenu un festival « français » basé sur le copinage, ce qui expliquerait selon lui, la « déconfiture  » de cet événement, devenu, une simple cérémonie d’apparat .
Sans crainte de se tirer une balle dans le pied, le réalisateur attribue l’échec de cette expérience coûteuse à l’inefficacité des deux seuls responsables marocains, Faissal Lairachi, le patron du pôle audiovisuel public et Sarim Fassi Fihri, le directeur du Centre Cinématographique Marocain, tous deux vice-présidents du festival, que le réalisateur descend en flammes.
Non content de ces deux noms, il leur rajoute celui de l’actuel directeur de la deuxième chaîne, qu’il tient pour responsable, au même titre que les deux premiers, du naufrage du cinéma marocain et de l’audiovisuel public. L’absence du film marocain à Marrakech cette année serait derrière cette sortie fracassante et courageuse qui fera date.

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