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La courageuse sortie médiatique du directeur du CCM, Le Centre Cinématographique marocain, Sarim Fassi Fihri a eu un effet d’électrochoc au sein des professionnels du secteur qui envisagent l’avenir avec pessimisme si les islamistes du PJD continuent à diriger le département de la communication dont relève leur activité, au lendemain des prochaines élections.
Le patron du CCM a ouvertement reproché au ministre de tutelle d’avoir voulu étendre son emprise idéologique sur le 7ème art et d’avoir freiné son développement en réalisant qu’il ne pouvait pas lui imposer les orientations et celles de son parti.
Sarim Fassi Fihri a donné à titre d’exemple, l’absence répétée du ministre à toutes les grandes manifestations cinématographiques, y compris le festival international de Marrakech et le festival national de Tanger pour montrer son hostilité à un art qu’il juge non conforme à son mode de pensée et qu’il accuse de véhiculer et promouvoir les interdits.
Mobilisés derrière l’étendard de la liberté de la création, les professionnels jugent pour leur part, qu’il n’est pas étonnant qu’après des années fastes, le cinéma national souffre de nouveau de limites dans l’aide à la production, imposées dans le budget de l’état par le chef du gouvernement et son ministre de la communication, montrant un désintérêt total et une méfiance à l’égard des cinéastes.

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