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Une vraie vague d’indignation a accompagné l’annonce en Algérie de l’enlèvement par des gendarmes en pleine autoroute et en dehors de toute procédure légale, du général à la retraite Hocine Benhadid , accompagné de son fils.Bien après que les médias se soient emparé de l’affaire pour aller enquêter sur ses circonstances, la gendarmerie a enfin apporté des précisions en affirmant que le général était sous mandat de dépôt dans l’une de ses casernes mais fournir d’explications.

Or, il n’en a qu’une seule: il s’agit d’une vengeance après que le général ait exprimé son opinion sur la déliquescence du pouvoir algérien en demandant le départ du président Bouteflika ainsi que l’éloignement de son frère des centres du pouvoir ainsi que le limogeage de l’actuel chef de l’état-major algérien. Dans cette même interview, du reste violente dans son contenu, le général Ben Haddid avait traité le frère du président de « malade mental » qui ambitionne de prendre la place de son frère et expliqué les conditions de la mise à la retraite forcée du patron de l’espionnage, le général « Taoufik », victime, selon lui, de la guerre de succession actuellement menée dans la perspective du départ du chef de l’état très malade. Cet enlèvement a choqué l’opinion publique algérienne qui se demande quel sort sera réservé au général Benhadid dont le seul crime est d’avoir exprimé son opinion personnelle sur ce quise trame dans les hautes sphères de l’Algérie.

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