Le Conseil des Droits de l’Homme adopte une résolution maroco-franco-argentine sur les...

Le Conseil des Droits de l’Homme adopte une résolution maroco-franco-argentine sur les disparitions forcées

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Intervenant à cette occasion, l’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’Office des Nations unies à Genève, Omar Hilale a souligné que la présentation, aujourd’hui, de ce projet de résolution avec la France et l’Argentine n’est pas le fruit du hasard. Elle découle, a-t-il signalé, de l’engagement du Maroc, au niveau international, en faveur de la lutte contre les disparitions forcées ou involontaires et est le prolongement naturel des choix démocratiques irréversibles du Royaume depuis plusieurs années. Elle procède également, a poursuivi le diplomate marocain, des avancées reconnues internationalement que le Maroc a réalisées dans le règlement de la douloureuse question des disparitions forcées.

Il a ajouté que ces réalisations ont été réaffirmées, le 9 mars courant, dans le discours de SM le Roi Mohammed VI lançant un chantier de profondes réformes constitutionnelles.

M. Hilale a précisé que dans ce discours, qualifié d’historique par plusieurs Etats membres des Nations Unies, notamment au sein du Conseil des Droits de l’Homme, ainsi que par de Hauts responsables onusiens, SM le Roi a accordé une place particulière à la question de la disparition forcée en incluant, dans ce chantier de réformes, la constitutionnalisation des recommandations judicieuses de l’Instance Equité et Réconciliation (IER), ainsi que des engagements internationaux du Maroc en la matière.

Ainsi, s’est-il félicité, l’action initiée par SM le Roi contre les disparitions forcées ou involontaires est confortée, aujourd’hui, au niveau du Conseil des Droits de l’Homme, par la démarche conjointe du Maroc avec la France et l’Argentine pour présenter ce projet de résolution.

Dans sa présentation du projet de cette résolution, l’ambassadeur marocain a aussi rappelé qu’en tant que première procédure spéciale mise en place par le Commission des Droits de l’Homme en 1980, le mandat du GTDFI (Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires) s’est développé au fil des années, en partant de l’assistance aux familles pour déterminer le sort et le lieu où se trouvent des membres de leurs familles disparus et ce, en tant que canal de communication entre les familles et les gouvernements, et en passant par le monitoring du progrès des Etats dans la mise en Âœuvre des obligations découlant de la Déclaration sur la protection de toutes les personnes des disparitions forcées de 1992.

Le GTDFI, a-t-il encore rappelé, a également développé plusieurs commentaires généraux en relation avec son mandat, dont les deux derniers relatifs à « la disparition forcée en tant que crime continu » et sur « le droit à la vérité et sa relation avec les disparitions forcées » sont notés avec intérêt dans ce projet de résolution.

Il a signalé que le Maroc, partant de sa conviction de l’importance et la noblesse du mandat de ce Groupe de travail, estime qu’il est nécessaire pour la communauté internationale de continuer à la lutte contre ce crime et de soutenir le renouvellement de son mandat, en renforçant ses capacité et ressources financières et humaines. Ce qui est réaffirmé dans la présente résolution, a-t-il dit.

La Résolution intitulée « disparitions forcées ou involontaires », qui vise le renouvellement du mandat du Groupe de travail chargé de cette question, a été coparrainée par 53 pays.

 

MAP_________________________

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