Le Conseil Economique et Social (CES) tient à Rabat sa 22è session...

Le Conseil Economique et Social (CES) tient à Rabat sa 22è session ordinaire

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Le rapport sur « la Conjoncture économique, sociale et environnementale » a montré que les évolutions observées en 2012 ont confirmé la persistance de fragilités structurelles de l’économie nationale, notamment la faible compétitivité et le déséquilibre du commerce extérieur, ainsi que l’ampleur des déficits sociaux qui constituent un défi majeur pour la soutenabilité du modèle de croissance.

« Il a été question d’un rapport servant de base d’appui pour l’élaboration du rapport annuel qui devra être remis à SM le Roi et aux pouvoirs publics », a indiqué à la MAP le président de la commission d’analyse de la conjoncture économique et sociale, Lahcen Oulhaj, notant que ce rapport signale certains points négatifs sur lesquelles l’attention des pouvoirs publiques a été attirée, notamment la diminution de la croissance économique en 2012 et le déficit budgétaire et commercial.

« Le rapport souligne l’impératif d’améliorer la compétitivité de l’économie nationale et le climat des affaires, de réformer la compensation et d’accorder la priorité aux énergies renouvelables afin de réduire la facture pétrolière du Royaume », a-t-il relevé.

Le rapport relève aussi quelques points de vigilance qui ont trait aux risques sur les perspectives de croissance, aux déséquilibres de la balance de paiements et à l’instauration d’une paix sociale durable, appelant à mettre fin au climat d’attentisme qui a caractérisé l’année 2012 et à tirer profit notamment des stratégies de redéploiement dans la perspective de l’après-crise. A cette fin, une meilleure visibilité en matière de politiques publiques et l’instauration d’un climat social apaisé durable constituent des préalables nécessaires, souligne le rapport.

Le deuxième rapport relatif aux « lieux de vie et l’action culturelle » souligne l’importance de l’implantation des lieux de vie (espaces culturels, sportifs, verts, cybercafés et maisons des jeunes) dans les villes et les villages pour le bien-être de la population, à même de contribuer à son épanouissement, au développement du lien social, à la diffusion de l’art et de la culture et à la créativité.

Toutefois, indique le rapport, ces espaces sont souvent programmés sans prendre en considération leur impact dans l’affirmation de l’identité nationale, leur rôle dans l’évolution des mentalités et l’ancrage des valeurs de modernité et d’ouverture, d’autant que le mode de gouvernance de ces lieux ne leur permet pas de jouer pleinement leur rôle et de contribuer ainsi au développement du lien social.

Dans ce sens, le CES recommande d’en faire un élément central de la politique d’aménagement des espaces urbains et ruraux, notamment à travers l’adoption d’un cadre réglementaire plus contraignant et une coordination plus forte entre l’ensemble des intervenants au niveau territorial et la mise en place d’une gestion fonctionnelle souple, reposant sur une approche participative qui met l’accent sur le lien social, la promotion culturelle et le développement et l’épanouissement du potentiel des citoyens.

« Nous nous sommes enquis in situ sur les défaillances et les points forts des espaces de vie en place », a déclaré à la MAP le président de la commission des affaires culturelles et des nouvelles technologies, Ahmed Abbadi, faisant observer que les lieux de vie « affectent la configuration mentale et sociale de l’être humain, ce qui donne lieu à une relation dialectique entre le contenant et le contenu ».

Lors de cette session, le CES a approuvé son plan d’action et son budget au titre de l’année 2013, au cours de laquelle le Conseil ambitionne de consolider sa légitimité, sa crédibilité et son efficacité à travers le renforcement des relations avec la société civile et le traitement de sujets correspondants aux attentes des citoyens.

Parmi les axes prioritaires de ce programme d’action 2013 figurent l’examen du modèle de développement régional pour les provinces de sud, l’évaluation de l’INDH, l’accès à l’équité en matière de soins de santé de base, la formation tout au long de la vie, l’impact des Accords de libre-échange et l’économie sociale et solidaire.

 

Actu-maroc.com

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