PARTAGER
C’est avec plusieurs de retard qu’a démarré le Conseil National du PAM, le parlement de cette formation, appelé à se prononcer sur la démission de son secrétaire général, Ylias El Omari, soit en l’acceptant, soit en la refusant, cette deuxième perspective s’étant éloignée. Car bien qu’ayant mobilisé ses troupes pour se maintenir à la tête du parti après être revenu sur sa décision de le quitter, Ylias El Omari ne fait plus l’unanimité. Pour botter en touche et ne pas avoir à trancher devant un millier de congressistes en pleine période de déchirements internes et en l’absence d’un leader potentiel et rassembleur, le parti pourrait choisir la voie de l’attentisme et reporter l’examen de ce dossier au cours du mois de janvier 2018.
Dès lors, la réunion du parlement du PAM ce dimanche à Skhirat est un coup tiré à blanc qui ne fera qu’aggraver la crise que traverse ce parti en laissant les problèmes s’amplifier tant qu’une nouvelle direction ne sera pas aux commandes. Car, il faut bien le dire, El Omary est devenu, à force de rétro-pédalages et d’embardées, un lourd fardeau pour une formation qui a besoin d’opérer un grand virage de toute urgence avec le choix du bon cap. Le résultat nul de la tenue du Conseil National est la meilleure preuve de la dérive du PAM dans un contexte politique qui appelle à la refondation et à la mise à niveau des structures. Venu pour donner l’exemple, le PAM n’est plus que l’ombre de lui-même et évolue dans un épais brouillard.
Par Jalil Nouri

Commentaires