Le contrat avec Amendis à Tanger sera révisé (Baraka)

Le contrat avec Amendis à Tanger sera révisé (Baraka)

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« Aujourd’hui, il est question qu’il y ait une révision du contrat avec Veolia sur le Nord. Le contrat, tel qu’il a été signé auparavant, a atteint ses limites juridiques », a déclaré M. Baraka lors d’une conférence de presse conjointe avec MM. Salaheddine Mezouar, ministre de l’Economie et des Finances, et Ahmed Reda Chami, ministre de l’Industrie, du Commerce et des nouvelles technologies, en visite à Paris.

Le ministre a avancé comme arguments, notamment la politique de tarification appliquée par l’entreprise et le besoin de financer l’assainissement liquide.

Répondant à une question sur les tensions récentes à Tanger autour des prix jugés « exorbitants » appliqués par le gestionnaire délégué, M. Baraka a affirmé que « toutes les revendications populaires évoquent certaines réalités dont souffrent les citoyens ».

A Tanger en particulier, « l’une des problématiques majeures est que le pouvoir d’achat local n’est pas en adéquation avec les tarifs appliqués par Amendis », a-t-il noté.

Toutefois, « dans le cadre du travail fait avec Amendis, on s’est inscrit dans une logique d’accélération et d’augmentation très rapide des tarifs, au lieu de l’étaler sur le temps », a-t-il expliqué.

Le ministre a indiqué que le travail en cours consiste à « réétudier les clauses du contrat, les services rendus et la politique de tarification qui sera appliquée, de la même manière que celui fait avec la Lydec (Casablanca) l’année dernière ».

Selon M. Baraka, cette révision du contrat se justifie aussi par « les efforts importants à faire en matière d’assainissement liquide et notamment au niveau de la région du Nord, où les infrastructures (…) étaient de mauvaise qualité ».

Le ministre a assuré qu' »il n’y a rien contre l’entreprise française », soulignant que « comme toute entreprise installée au Maroc, la réglementation s’applique à tous ».

A la question de savoir si les slogans anti-Lydec, gestionnaire délégué d’eau, d’électricité et d’assainissement à Casablanca, lors des dernières inondations, pourraient affecter les relations entre le Maroc et les entreprises françaises qui y sont installées, M. Mezouar a assuré que le gouvernement « fait parfaitement la part des choses entre l’exploitation qui peut être faite d’une situation ou d’un contexte et les rapports responsables d’un Etat avec un acteur économique ».

« Les dernières inondations qui ont marqué la ville de Casablanca et la réactivité jugée insuffisante a poussé un certain nombre de personnes à pousser vers la responsabilisation de la Lydec », a-t-il expliqué, notant que maintenant « la vague (de contestation) étant passée, les esprits sont revenus à beaucoup plus de réalisme ».

« Nous n’avons pas d’inquiétude par rapport à cela. Nous avons été très clairs, nous faisons confiance aux opérateurs », a précisé M. Mezouar.

« La responsabilité de l’Etat marocain est de protéger les investisseurs, notamment lorsqu’ils respectent leurs contrats et leurs engagements », a-t-il encore assuré, notant toutefois, qu' »il y a, naturellement, une exigence de qualité de service qui doit être assurée ».

Pour sa part, M. Chami a rappelé que le Maroc a signé plus de 70 accords de protection des investissements avec différents pays.

Mais il a précisé que « les multinationales françaises, tout comme les entreprises marocaines, sont amenées à fournir un service qui correspond aux attentes et au cahier des charges ».

Cette conférence de presse s’est tenue en marge d’une rencontre-débat sous le thème: « Réformes et croissance, où en est au Maroc? » à laquelle ont pris part six ministres et une trentaine de chefs d’entreprises marocains aux côtés de leurs homologues du patronat français.

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