Le convoi d’un prince saoudien braqué à Paris

Le convoi d’un prince saoudien braqué à Paris

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En apparence, le braquage minutieusement préparé a été effectué par des personnes très bien renseignées, même si le secteur est connu pour avoir été, déjà, le théâtre de car-jacking en série. Le convoi d’un prince saoudien a été attaqué dimanche soir à Porte de la Chapelle dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Aucun blessé n’est à déplorer. Les malfaiteurs, qui ont pris la fuite, se sont emparés d’un butin d’une valeur de 250.000 euros renfermé dans des bagages et de «documents sensibles».

Selon les premiers éléments de l’enquête, les faits se sont déroulés peu avant 21 heures, à l’entrée de l’autoroute. Des inconnus circulant à bord de deux voitures ont repéré un cortège d’une dizaine de véhicules, qui venait de quitter l’ambassade d’Arabie saoudite pour se rendre l’aéroport du Bourget situé à 15 kilomètres au nord de la capitale. Le commando composé de cinq à dix hommes armés est passé à l’action en ciblant le premier véhicule, un monospace qui était en avance sur le reste du convoi officiel. Il abritait le chauffeur, un intendant et un garde du corps. Le chauffeur a été menacé et obligé de s’arrêter. À l’intérieur du véhicule, les deux passagers n’ont rien pu faire. Le commando a raflé de l’argent en espèces, plusieurs bagages ainsi que des papiers importants, des documents d’ambassade. Les braqueurs ont pris le volant de la Mercedes et ont relâché un peu plus loin les trois Saoudiens, avant de disparaître dans la nature. La voiture braquée a été retrouvée brûlée, tout comme les automobiles utilisées par le commando pour aborder le monospace.

Un mode opératoire «rare», mais loin d’être inédit

L’enquête a été confiée à la Brigade de répression du banditisme de la Police judiciaire parisienne où certains évoquent un mode opératoire «rare et inédit». Début juillet cependant, une quinzaine d’individus avaient commis un raid similaire en région parisienne, bloquant la D 445 empruntée par les automobilistes qui quittent l’autoroute A 6 pour se rendre à Viry-Châtillon ou Grigny. Des délinquants ont réalisé divers vols à la portière et commis des vol avec violences. Le 15 février 2010, l’héritière du maire de Kiev circulant en berline sur l’A1 avait été la cible d’une attaque similaire, pour un préjudice déclaré de 4,5 millions d’euros de bijoux.

Ces pirates de la route sont des adeptes du «vol à l’italienne» ou encore «vol à la portière»: il met en scène plusieurs individus confondant les routes avec un terrain de chasse d’un genre particulier. Le plus souvent sur des scooters volés ou faussement plaqués, ils sélectionnent leurs victimes avec méthode: en général, des femmes dans des véhicules de luxe, des touristes lestés de devises circulant à bord de taxis et, parfois, des voitures diplomatiques.

Source : Lefigaro.fr

Actu-maroc.com ________________________________________________________

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