Le CRAT ambitionne d’installer un centre d’excellence au Maroc

Le CRAT ambitionne d’installer un centre d’excellence au Maroc

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 » On souhaite créer au Maroc un centre d’excellence et une antenne du CRAT qui s’occupe de l’aspect technologique, vu la proximité du Royaume de l’Europe et les avancées considérables qu’il a enregistrées en matière de recherche scientifique et du développement technologique « , a déclaré M. Doumar à la MAP, en marge de la 2-ème session du Comité de l’information, de la science et de la technologie pour le développement (CODIST-II), qui s’est tenue du 2 au 5 mai au siège de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) à Addis-Abeba.

 » Des correspondances dans ce sens ont été transmises respectivement aux ministères des Affaires étrangères et de l’enseignement supérieur, mais aucune suite n’a été donnée à la requête du Centre pour la création d’un centre d’excellence en science et technologie et une antenne du CRAT dédiée à l’aspect technologique « , a déploré ce Professeur émérite marocain, enseignant- chercheur en Science et Technologie pendant deux décennies dans plusieurs pays du sud et du nord.

Le Maroc, a-t-il soutenu, est appelé à jouer un rôle primordial dans la promotion des sciences, de la technologie et le renforcement des capacités de gestion des pays africains. « La technologie et les sciences sont des créneaux que le Maroc doit mettre à contribution pour se repositionner sur le continent et renforcer les relations de coopération qu’il entretient avec nombre de pays africains « , a estimé cet expert en science et technologie auprès de l’université de Chiba au Japon, l’université de Massey à la nouvelle Zélande, l’université de Montana aux USA et à l’agence spatiale américaine (NASA).

Le CRAT compte également créer un centre d’excellence en sciences et technologies en Guinée Equatoriale et un autre en Egypte dédié à l’agro-alimentaire du fait que ce pays arabe dispose d’une expérience et d’un savoir-faire avérés dans ce domaine, a fait savoir M. Doumar.

De même et conformément à la décision du Conseil des ministres du CRAT, réuni en octobre dernier à Malabo, le centre envisage de mettre en place des antennes dans les cinq régions d’Afrique, le but étant de promouvoir les nouvelles technologies et la science au service du développement du continent.

Par ailleurs, le Directeur exécutif du CRAT s’est attardé sur la mission de ce Centre qui consiste à offrir aux pays membres un instrument d’impulsion des capacités et stratégies technologiques, tant aux niveaux national que régional, afin de promouvoir un développement intégré et durable au niveau du continent africain.

Dans sa nouvelle vision de développement de l’Afrique, le CRAT, qui compte 31 pays membres, vise la promotion de quatre créneaux importants à bien des égards, à savoir l’Agriculture qui est le socle du développement en Afrique dans la mesure où elle emploie la majeure partie de la population active et constitue la principale activité génératrice de richesse dans la plupart des pays du continent, a indiqué M. Doumar, lauréat du premier prix de collaboration entre université et industrie lors des intégrales de l’investissement en 2006 pour la conception de la première caméra à haute vitesse commercialisé par Thomson.

L’agriculture est aussi l’activité première pour plus de 60 pc de la population africaine et représente plus de 30 pc de la richesse nationale mesurée par le produit intérieur brut (PIB) dans bon nombre de pays africains.

Le deuxième créneau porte sur la promotion du secteur de l’énergie à travers l’encouragement des investissements dans ce domaine. L’Afrique produit 10 pc de l’énergie mondiale, mais 80 pc de sa population, soit près de 950 millions de personnes, n’ont pas accès à l’électricité.

De même, le CRAT se propose de développer le secteur de l’environnement en mettant en Âœuvre des projets d’adaptation aux changements climatiques et d’atténuation des effets de ce phénomène, ainsi que la promotion des TIC, un outil majeur au service de l’édification des sociétés du savoir et un vecteur incontournable du développement scientifique et technologique, a-t-il ajouté.

L’Afrique, qui compte 15 pc de la population mondiale, produit moins de 1,5 pc du savoir scientifique mondial. Le continent reste à la traîne en matière de technologie de l’information et de la communication dans la mesure où 4 pc seulement des habitants de l’Afrique subsaharienne ont accès à Internet, contre 70 pc aux Etats-Unis.

Et de conclure que le CRAT veut s’ériger en « outil majeur pour le développement de la science et de la technologie en Afrique. C’est une institution afro-africaine créée par l’Afrique au service de l’Afrique « .

« Le développement durable du continent passe impérativement par la promotion de la science et de la technologie « , a insisté le Pr. Doumar qui a reçu plusieurs prix et distinctions aux niveaux national et international, notamment le Grand Prix de l’invention en sciences et technologie de SM le Roi Mohammed VI, pour la conception du « premier instrument non invasif de détection du glucose à distance ».

Créée en 1977, le CRAT a réalisé plusieurs unités pilotes et mis en Âœuvre divers programmes opérationnels axés essentiellement sur les domaines prioritaires de l’alimentation, des énergies renouvelables (solaire, biogaz, éolienne) et des biens d’équipements.

Les actions du Centre portent notamment sur l’information et la documentation technologique, la recherche-développement, la vulgarisation technologique, la formation et le renforcement des compétences des ressources humaines, en plus de services et conseils consultatifs.

L’organisation dispose d’un centre de documentation, d’un système d’information (Arctis) doté de plusieurs bases de données qui permettent la mise en Âœuvre d’un service de veille technologique et la publication de bulletins, brochures et lettres d’information sur les technologies de pointe appropriées pour le développement économique et social durable en Afrique.

Le Centre dispose aussi de répertoires actualisés sur le potentiel scientifique et technique du continent (institutions, experts, sociétés savantes, etcà).

Outre ces actions, le CRAT s’oriente actuellement vers l’installation de ses unités pilotes et de démonstration en incubateurs de techno-entreprises, à petite et à moyenne échelle. De telles unités sont destinées à promouvoir la création de valeur ajoutée locale par la mise en rapport Recherche- Développement et l’adéquation Formation-Emploi.

–Propos recueillis par Hicham El Alaoui–

 

MAP__________________________

 

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