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Pour sa dernière sortie publique avant son départ définitif de son poste de chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane a judicieusement utilisé le micro qui lui était offert en tant que chef de parti pendant la commémoration du 40 ème jour de la disparition du leader istiqlalien, Mhammed Boucetta, pour lancer des messages à qui voudra bien les entendre, mais surtout destinés à rester dans l’histoire de l’homme politique qu’il aura été et qu’il veut rester dans les mémoires.

Benkirane estime qu’il n’a pas été payé en retour de ce qu’il a accompli comme réformes pour le bien du pays et de ses habitants. Il faut comprendre que sa sortie aurait pu être organisée avec la manière et les honneurs qu’il se doit de recevoir pour services rendus à la nation. Benkirane estime qu’il a été la victime expiatoire des riches qui pillent et s’accaparent toutes les richesses du royaume sans même laisser des miettes aux pauvres. Il ne regrette donc pas d’avoir mené la politique pour laquelle il est venu aux affaires et referait le même chemin sans hésiter s’il était appelé à le faire. Mais c’est plein de tristesse et de déception que l’homme semble tourner la page de la politique. Il le fait la mort dans l’âme en laissant aux autres le soin de méditer sur l’ingratitude des hommes qui le ronge sans qu’il en parle ouvertement.

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